Quelle forme de voyage engagée est faite pour moi ? Je te dis tout ! Covert
Voyage responsable

Quelle forme de voyage engagée est faite pour toi ?  Je te dis tout !

Tourisme durable, tourisme vert, écotourisme, tourisme solidaire, volontariat, écovolontariat. Il n’est pas toujours évident de faire la distinction entre ces différentes formes de voyage engagé.

L’éveil des consciences écologiques est en marche, accentué par la grave pandémie qui a paralysé le monde ces 2 dernières années. Aujourd’hui, vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir voyager autrement, voire utile. Vous rejetez ce tourisme de masse générateur d’émissions importantes de gaz à effet de serre, qui pollue notre belle planète et menace les écosystèmes. Vous êtes en quête de sens, même pendant vos vacances.

Ainsi, le tourisme de masse perd du terrain au profit du tourisme durable. Mais qu’entend-on exactement par “tourisme durable” ? Afin de lever le doute, il m’a semblé important de faire un point pédagogique sur les différentes formes de voyage responsable. Je tenterai par ailleurs de répondre à la question suivante qui te taraude peut-être jusque dans ton plus profond sommeil : l’écotourisme en France vaut-il la peine qu’on y consacre 2 mois de sa vie pour en faire la promotion ?

Lis la suite pour connaître la réponse !

Le tourisme durable, kezaco ?

Le tourisme durable est un vocable générique et à vrai dire un peu fourre-tout regroupant différentes formes de voyage “responsable”. On l’appelle aussi tourisme responsable ou tourisme vert. C’est juste une question de vocabulaire, et histoire de varier un peu les plaisirs dans les articles sur le sujet.

La responsabilité en question regroupe plusieurs volets correspondant aux enjeux du développement durable : économique, social et environnemental, sans hiérarchie aucune entre les 3.

Ainsi, le tourisme durable contribue au développement de l’économie du pays d’accueil grâce aux pépètes que tu voudras bien distribuer lors de ton séjour (hébergement, nourriture, transport, visites…); bénéficie aux populations locales (emploi, amélioration des conditions de vie…); tout cela dans le respect de l’environnement et de la biodiversité.

Ainsi, si ton kiff est d’aller passer tes prochaines vacances à Dubaï pour faire du ski dans un centre commercial (j’ai mal à la rétine rien que de l’écrire), tu es à l'exact opposé du concept du tourisme durable. Mais tu es carrément au bon endroit pour rectifier le tir !


Les différentes variantes du tourisme durable

Le tourisme vert se décline en différentes variantes qu’il est parfois difficile de distinguer les unes des autres : écotourisme, tourisme solidaire, volontariat, écovolontariat. Ces termes sont dans l’air du temps sans que l’on sache toujours précisément à quoi ils correspondent vraiment.

Pour t’aider à y voir plus clair, voici résumées en quelques mots les grandes catégories du tourisme durable.


L'écotourisme

L’écotourisme a été défini par la société internationale de l’écotourisme (The International Ecotourism Society) comme “une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales”.

Il s’agit donc d’un tourisme se pratiquant en pleine nature, soucieux de limiter ses impacts sur l’environnement dans un but de préservation. Il est axé à la fois sur la découverte des écosystèmes et l’engagement actif des touristes et des populations locales dans la sauvegarde de la biodiversité.

Je devine ta mine déconfite devant cette définition très pointue de l’écotourisme. En réalité, le concept est très simple. Par exemple, se faire accompagner d’un guide local pour effectuer une randonnée en montagne est une démarche écotouristique basique, puisqu’elle se passe en pleine nature et profite à la vie économique du territoire visité. L’idée est de pouvoir découvrir des paysages magnifiques aussi bien que la culture des autochtones.


Le tourisme solidaire

Le tourisme solidaire est une autre forme de tourisme alternatif soucieux de la protection de l’environnement mais plus ancré sur l’humain et le social. Ses fondements ? La rencontre, l’échange, le partage entre voyageurs et locaux. Son but ? L’amélioration des conditions de vie sur place et la protection des ressources naturelles. Sa vocation ? Le développement des territoires grâce à des projets de solidarité menés aux côtés des populations locales, en réponse à leurs besoins.

En pratique, ça donne quoi ?

  • des nuitées chez l’habitant, qui sont un bon moyen de découvrir la culture locale
  • des expériences uniques à vivre dans le pays visité, comme par exemple des rencontres avec des populations indigènes en Colombie, une participation à des projets de micro-chantier au Cambodge au bénéfice des communautés préservées du Mékong

Ce tourisme solidaire se réalise assez logiquement à l’étranger, dans les pays en voie de développement. Mais pas que ! Ainsi la France bénéficie de nombreux territoires propices au tourisme solidaire, suffisamment isolés et riches en biodiversité (Bretagne, Pays de la Loire). C’est la raison pour laquelle cette forme de tourisme y trouve toute sa place, et poursuit son développement entamé il y a quelques années. Effectuer un voyage solidaire sans avoir à prendre l’avion, en toute maîtrise de ton empreinte carbone, ça le fait non ?!


L'écovolontariat

L’écovolontariat s’adresse aux voyageurs ayant envie d’agir pour la protection de l’environnement et la préservation de la biodiversité, même pendant leurs vacances !

Ainsi, l’écovolontaire partage les mêmes préoccupations que l’écotouriste mais s’en distingue dans le sens où son engagement est participatif. L’écovolontaire n’est ainsi pas un simple spectateur, c’est un acteur à part entière au sein de l’organisation qu’il aura choisi d’aider.

La contribution de l’écovolontaire est double :

  • financière grâce au paiement du voyage, comme pour un voyage classique
  • active grâce aux tâches effectuées sur le terrain permettant notamment d’alimenter la recherche scientifique

C’est donc une manière de voyager fort subtile qui permet de joindre l’utile à l’agréable. L’utile, car les organisations locales manquent souvent de bras ou de bonnes volontés pour accomplir leurs missions. L’agréable, car les séjours en question peuvent être effectués dans des endroits exotiques ou paradisiaques (la savane africaine en Tanzanie, la forêt amazonienne au Pérou, ou les récifs coralliens des Philippines…).

Les missions d’écovolontariat s’effectuent sur tous les continents, la préservation de la biodiversité étant l’affaire de tous.


Le volontariat

Le volontariat se distingue des formes de tourisme durable précédentes en ce sens qu’il ne rentre pas dans le cadre du bénévolat pur. Il s’agit d’un engagement contractuel à effectuer une mission d’intérêt général précise dans des domaines aussi divers que la santé, l’éducation, la formation, l’urgence humanitaire ou le développement rural. Ce contrat s'effectue à temps plein, pour une durée limitée, et peut donner droit à une rétribution (ou pas).

Pour des raisons à peu près évidentes au vu des missions proposées, le volontariat s’exerce sur les continents où les besoins de solidarité sont les plus pressants (Afrique, Amérique latine, Asie).

Travailler pendant tes heures de tourisme pourra te sembler une idée bien étrange. Le volontaire est en ce sens un touriste décalé qui n’envisage pas la visite d’un pays autrement que comme une action de solidarité. N’essaie même pas de lui expliquer qu’il existe des gens qui adorent buller sur les plages de sable fin les doigts de pied en éventail - no way pour lui ou elle !


Comme tu peux le constater, il n’y a pas un mais des tourismes durables, pas une mais différentes façons de pratiquer le séjour durable. Ton projet de voyage responsable prendra l’une ou l’autre de ces formes selon que ton curseur de l’engagement est placé du côté du social, de la solidarité ou de l’environnement.

Le mieux pour avoir encore plus d’explications sur le sujet est encore d’assister à l’une des conférences que je vais donner bientôt dans le sud de la France. Je t’en parle un peu plus loin dans cet article !


L'écotourisme en France

La France est un petit pays à l’échelle de la planète. Elle tient pourtant le haut du pavé depuis de nombreuses années en étant la première destination touristique au monde (89 millions de visiteurs en 2018).

Bien sûr, Paris, la capitale romantique, est l’un des moteurs de ce tourisme foisonnant, mais pas que. La diversité des paysages y fait aussi pour beaucoup, puisqu’elle permet de répondre aux besoins variés des visiteurs. Les randonneurs de montagne, les amateurs de plongée, les adeptes du calme campagnard, les surfeurs des mers, les voyageurs citadins, absolument tout le monde peut trouver un attrait touristique pour le pays.

Ce tourisme de masse, s’il est bon pour l’économie (7,4% du PIB en 2018), n’est cependant pas sans conséquence sur l’environnement et le changement climatique. Il génère ainsi 11% des émissions de gaz à effet de serre en France, ce qui représente 118 millions de tonnes de CO2 (estimations 2018). Les mauvais esprits diront que les 89% restants ne lui sont pas imputables… Mouais, mais quand même !

Sans surprise, le transport reste le poste le plus important (77 % des émissions), cela est notamment lié au transport aérien. Le 2ème poste est l’hébergement (20% des émissions). C’est le levier sur lequel il est le plus facile d’agir pour rendre le tourisme un peu plus vert, au moins dans sa consommation sur place.

C’est ainsi que les hébergements alternatifs se développent depuis plusieurs années en France. Tout d’abord pour satisfaire le besoin toujours croissant de logements touristiques en général, le nombre de touristes ne cessant d’augmenter (du moins jusqu’à la pandémie de covid-19). Mais aussi pour répondre à la demande grandissante des voyageurs écoresponsables pour des hébergements avec le moins d’impact possible.

Ces offres d'hébergement eco-friendly mettent en avant leurs pratiques respectueuses de l’environnement (installation de panneaux solaires, mise en place de compost, gestion  responsable de l’eau, utilisation de produits biodégradables, politique zéro déchet…). Elles se situent de fait majoritairement en milieu naturel (séjours à la ferme, campings écolos, tiny houses, écolodges…).


Pourquoi j'ai décidé de consacrer 2 mois de ma vie à un road trip en France pour promouvoir le voyage engagé ?

C’est le moment de te parler du projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois : un futur road trip sur les routes de France.  D’ici quelques semaines, je vais prendre la route et sillonner la moitié sud de ce beau pays pour aller à la rencontre de professionnels engagés dans le tourisme durable. Je serai accompagnée de Nathalie Roure, fondatrice de la plate-forme VolonTerre Africa (organisation de séjours d'éco-volontariat en Afrique du Sud), à l’initiative de ce programme.

Le but de ce périple est triple. Je te le résume ici en quelques phrases avant de t’en dire plus d’ici quelques temps :

1. Promouvoir les initiatives écotouristiques prévues en visite lors de mon road trip, pour sensibiliser les gens aux différentes formes de voyages engagés

2.  Aider les futurs candidats au voyage à créer leur propre projet responsable, et à choisir la structure écotouristique qui leur correspondra le plus parmi les différentes options existant en France et à l’étranger

3.  Promouvoir la biodiversité lors de nos conférences et tout au long du périple, grâce à notre collaboration avec  l’association “C’est assez” (lutte contre la captivité et le massacre des cétacés partout dans le monde)


Pour faire de ce road trip un succès, nous n’avons pas lésiné sur les moyens :

  • Un van pour pouvoir circuler facilement et librement. Ok, ce n’est pas très, très écolo le van, sauf que moi je sais comment voyager en van en limitant les impacts
  • Une cagnotte via GlobeDreamers pour assumer la logistique de notre voyage
  • Des hôtes ravis de nous accueillir et de nous expliquer en quoi leurs hébergements sont écotouristiques
  • 6 conférences de sensibilisation aux différents types de tourisme utile et éthique

Le grand jour arrive bientôt : je pars rejoindre Nathalie à Paris ce 28 avril prochain ! J'ai hâte de démarrer cette aventure que nous préparons depuis de longs mois. Tout n'a pas toujours été facile et nous n'avons malheureusement pas atteint le budget nécessaire que nous avions fixé. Malgré tout, nous avons adapté notre concept de base, et nous réaliserons quand même ce beau projet qui nous tient à cœur ! Je remercie grandement Isabelle, qui partage entièrement nos valeurs et a proposé de nous prêter son petit van aménagé pour toute la durée de notre périple. 

Je te laisse avec une courte vidéo résumant les grandes lignes de notre projet : "3000 km : voyager pour la biodiversité."

Et toi, as-tu une idée du type de tourisme durable qui te correspondra le mieux ?!

Que la réponse soit oui ou non, je suis à ta disposition pour te donner des conseils avisés. Contacte-moi !

En attendant, je te laisse avec une chouette vidéo réalisée par l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), en total lien avec cet article et les valeurs d'Un Brin de Voyage et de mon projet en France.

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Astuces voyage, Voyage responsable

Mes conseils d’hébergement bon marché pour un voyage eco-friendly réussi !

L’hébergement est souvent un poste de dépenses élevé lors d’un voyage.

Certains trouvent important de pouvoir loger dans de beaux endroits pleins de confort, de couettes moelleuses, de salles de bains modernes sorties tout droit des magazines de déco les plus tendances, quitte à rogner sur la durée du séjour.

À l’inverse, d’autres trouvent tout à fait ridicule de dépenser une grosse partie de leur budget voyage dans des hébergements surfaits, luxueux et impersonnels dans lesquels ils ne passeront que quelques heures, et encore en grande partie pour y dormir. Ces logements sont non seulement onéreux, mais loin d’être toujours eco-friendly.

C’est à cette 2ème catégorie de voyageurs que cet article s’adresse. Ceux qui préfèrent lésiner sur la qualité et le confort de leur hébergement pour pouvoir voyager plus longtemps. Ceux qui pensent qu’il vaut mieux consacrer son argent à la découverte du pays qu'ils visitent, plutôt qu’à un logement 4* certes tout confort mais parfaitement inutile. Enfin, ceux-là mêmes qui trouveraient fort irrespectueux pour le pays qui les accueille d’être hébergés dans ces endroits si indécents pour les populations locales.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions alternatives pour se loger à moindre coût en voyage, tout en en limitant son impact sur l’environnement. Tour d’horizon de ces hébergements bon marché à privilégier pour un voyage eco-friendly réussi !

Mes conseils d’hébergement bon marché pour un voyage eco-friendly réussi hébergements bon marché

Wwoofing (ou woofing)

Le wwoofing (World Wide Opportunities on Organic Farms) est un concept d’hébergement tout à fait original pour les citadins en manque de nature et ne rechignant pas à la tâche. Le principe est simple : effectuer quelques heures quotidiennes de travail bénévole dans une ferme biologique, en échange du gîte et du couvert. Le reste du temps, c’est quartier libre pour découvrir le pays.

Le concept est né en 1971 en Angleterre, à l'initiative de Sue Coppard, et n’a cessé de se développer depuis. On compte aujourd’hui 12.000 fermes biologiques hôtes accueillant 100.000 wwoofers dans 130 pays. C'est donc un excellent moyen de concilier le manque de main d'œuvre des exploitations agricoles biologiques avec le besoin de bon air frais de la campagne des citadins, où qu’ils résident..

Le wwoofing est l’hébergement eco-friendly par excellence qui te permettra :

  • de passer des vacances solidaires et écologiques à l’autre bout du monde, en n’ayant que le transport à ta charge

  • de te former aux principes de l’agroécologie et de la permaculture (pas besoin de compétences particulières, tu es justement là pour apprendre de tes hôtes)

  • de faire des rencontres enrichissantes avec des gens passionnés et passionnants

Pour devenir wwoofer, tu dois adhérer à l'association Wwoof du pays que tu souhaites visiter, moyennant une cotisation annuelle variable en fonction de ta destination (25 € en France, 15 € en Belgique, 70 $ en Australie pour 2 ans).

Attention toutefois, le wwoofing nécessite de la motivation pour effectuer les tâches dont tu auras la charge (jardinage, cueillette, petits travaux…). Si tu n’es pas prêt à mettre la main à la patte, tourne-toi plutôt vers le couchsurfing.

Mes conseils d’hébergement bon marché pour un voyage eco-friendly réussi woofing


Couchsurfing

Si l’esprit du wwoofing t’intéresse mais que la campagne t’angoisse et l’idée des tâches quotidiennes à accomplir te rebute, le couchsurfing devrait pouvoir t’intéresser. Cela signifie littéralement “surfer sur un canapé”. L’idée qui se cache derrière cet anglicisme est un mode d’hébergement chez l’habitant complètement gratuit, fondé sur l’hospitalité, l'échange et le partage (complètement dans l’esprit unbrindevoyage !).

Les hôtes proposent un canapé, un matelas ou un repas à des voyageurs de l’autre bout du monde désireux de partager leur quotidien pour quelques jours. En échange, les couchsurfeurs apportent leur bonne humeur, leurs discussions, leurs anecdotes de voyage.

Le couchsurfing a été créé après la Seconde Guerre mondiale par un objecteur de conscience américain, Bob Luitweiler. Internet lui a donné ses lettres de noblesse en lui permettant de se développer à l’international. C’est aujourd’hui une philosophie de vie de voyageur partagée par 14 millions de couchsurfeurs dans plus de 200.000 villes du monde entier.

Concrètement, le couchsurfing fonctionne comme un réseau social. Tu crées ton profil sur un sité dédié en  indiquant tes centres d’intérêt et tes valeurs, et tu choisis un hôte qui a les mêmes que toi (ou pas), en t’aidant des avis et commentaires laissés par les autres couchsurfeurs (primordiaux pour éviter les déconvenues). Sur place, la politesse veut que tu apportes un petit cadeau à l’arrivée, et bien évidemment que tu respectes les règles et le mode de vie de la maison.

Le site le plus utilisé à ce jour est Couchsurfing.com.


Bivouac et camping sauvage

Te réveiller au bord d’un lac de montagne, seul au monde ou presque,  le soleil toquant à la porte de ta toile de tente ou tout simplement dans tes yeux car tu auras dormi à la belle étoile, avec pour seul bruit de fond, le silence…

Le bivouac ou le camping sauvage peut se révéler être une expérience unique à vivre lors d’un voyage. Il est assurément le mode d’hébergement eco-friendly prédisposé des amoureux de la nature en recherche de lâcher prise avec le rythme effréné de leur vie citadine. Te reconnais-tu dans ce portrait ?!

D’un point de vue économique, il ne t’en coûtera que l’investissement dans le matériel nécessaire à ton campement (tente, réchaud, popote, matelas, duvet…). Ensuite, c’est totalement free, dans tous les sens du terme ! Ainsi, il est une alternative économique indéniable aux nuitées en refuge lors d’un trekking.

Parmi les inconvénients mineurs, auxquels tu seras cependant préparé : le poids du sac à dos à porter (car tel l’escargot, tu promènes ta maison sur ton dos); l’absence de sanitaires et d’eau courante; les nuits fraîches.

Parmi les avantages majeurs : un mode de voyage durable, slow life, au plus proche de la nature; une reconnection avec l’environnement.

Le bivouac demande cependant un minimum d’organisation, car généralement soumis à des réglementations strictes en matière environnementale ou sécuritaire (la rencontre avec un animal sauvage peut être une expérience déstabilisante). Certains pays l’interdisent formellement (la plupart des pays européens), d’autres l’acceptent volontiers (Scandinavie, Ecosse, Nouvelle Zélande, Etats-Unis). Mieux vaut te renseigner au préalable pour savoir s’il est autorisé dans la région ou le pays que tu souhaites visiter. Un aventurier averti en vaut 2 !


Camping écolo

Avec le camping payant, on monte d’un cran dans le confort. Il se peut en effet que l’idée du camping sauvage t’attire beaucoup mais que tu ne sois pas prêt à faire des concessions au niveau de l’hygiène, et encore moins des rencontres nocturnes impromptues avec des animaux sauvages. Dans ce cas, le camping version écolo peut être la solution idéale !

À l’investissement initial en matériel déjà évoqué dans le chapitre précédent, il te faudra dans ce cas ajouter le coût de l’emplacement de l’établissement que tu auras réservé. Cela reste une solution d’hébergement assez économique comparé à la location d’un mobil-home par exemple, ou d’une location en dur.

Pour bien choisir ton camping écolo, assure-toi que celui-ci est certifié par un écolabel type La Clef Verte et l’Écolabel européen. Tu auras ainsi la certitude que l’établissement dans lequel tu vas séjourner adopte des pratiques respectueuses de l’environnement (tri des déchets, économie d’énergie, gestion responsable de l’eau, utilisation de produits biodégradables…).


Auberge de jeunesse éco-responsable

Les auberges de jeunesse sont des hébergements touristiques reposant sur le partage d’espaces communs (logements en dortoirs, sanitaires, cuisine), favorisant ainsi les rencontres et les échanges entre voyageurs du monde entier. C’est un type d’hébergement bon marché très intéressant pour les voyageurs éco-responsables peu friands des toiles de tente ou des nuits à la belle étoile, préférant séjourner dans des logements en dur mais sans se ruiner.

Quand on parle d’auberge de jeunesse, toute une frange de la population se sent d’emblée exclue - à tort. Car si à l’origine, ces établissements étaient exclusivement réservés aux jeunes, cela n’est plus le cas aujourd’hui. La limite d’âge a en effet été supprimée, et on peut même y séjourner en famille !

Les principes fondateurs des auberges de jeunesse sont en phase totale avec ceux du voyage durable : neutralité politique, bienveillance, accueil de tous, ouverture d’esprit, partage, encensement du voyage, respect de la nature. Cela n’est donc pas un hasard si la création d’auberges de jeunesse 100% éco-responsables s’est accentuée ces dernières années, répondant ainsi à la demande grandissante de jeunes (et moins jeunes) à la conscience écologique souhaitant voyager à moindre coût, de la façon la plus durable possible. 

La plupart des auberges de jeunesse sont aujourd’hui regroupées en réseau mondial, le plus connu étant Hostelling International.

Mes conseils d’hébergement bon marché pour un voyage eco-friendly réussi auberge de jeunesse


Chambre d’hôte

Enfin, je termine cet article sur un dernier mode d’hébergement bon marché dont la tendance eco-friendly se développe aussi depuis quelque temps : les chambres d’hôte. Pour être en phase avec la prise de conscience écologique de leurs clients, les propriétaires multiplient les initiatives pour créer des chambres d’hôtes à impact environnemental limité, ou bien transformer leurs logements existants en havres écotouristiques.

À la croisée des chemins entre nuit chez l’habitant et hôtel, la chambre d’hôte convient parfaitement à des voyageurs aimant tout à la fois le confort, le contact avec les populations locales et le respect de leur intimité à la nuit tombée. C’est le logement idéal pour des courts séjours, permettant de rayonner quelques jours dans une région avant de passer à une autre.

Voici ce qu’une chambre d’hôte écolo peut te proposer :

  • des petits déjeuners faits maison avec des produits locaux et de saison

  • un ménage effectué avec des produits non nocifs pour l’environnement (vinaigre blanc, bicarbonate…)

  • des produits d’entretien biodégradables

  • des ateliers zéro déchet ou DIY pour apprendre à faire ta lessive ou ton déodorant  toi-même

  • du jardinage

Mes conseils d’hébergement bon marché pour un voyage eco-friendly réussi chambre d'hôte

Comme il n’y a pas un seul type de voyageur éco-responsable, il existe bien des moyens de se loger à moindre prix, voire complètement gratuitement, lors d’un voyage eco-friendly. Oui, même (et surtout) à l’autre bout de la planète ! A toi de les tester et de les éprouver pour trouver celui qui te conviendra le mieux.

N’hésite pas à partager en commentaire le dernier hébergement bon marché testé lors de ton dernier voyage !

 

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Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo cover
Astuces voyage, Voyage responsable

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo !

Cette année, c'est décidé, tu vas voyager de façon durable et responsable, à commencer par la préparation de tes bagages. Ton sac à dos sera green et zéro déchet, pour le mettre enfin en adéquation avec tes principes écolo.

Cela fait longtemps que tu y penses, mais avoue-le, tu ne sais pas comment t’y prendre ni par quel bout commencer pour bien faire. À quelques jours du grand départ, des doutes existentiels t’assaillent. Ai-je le sac à dos qu’il me faut ? Sa taille est-elle suffisante ? Combien dois-je emporter de tee-shirts ? Faut-il vraiment prévoir une tenue par jour ? Combien de shorts ? Une veste de pluie ok, mais la doudoune, est-ce vraiment nécessaire ? Et comment m’en sortir avec l’hygiène avec juste un savon et un shampoing ?! Mais c’est quoi un sac à dos écolo d’abord ?!

Pas de panique ! Un sac à dos écolo, c’est un bagage dont l’impact sur l’environnement sera le plus limité possible. On le devine plutôt léger, fonctionnel et minimaliste. Il ne demande pas plus d’effort à préparer qu’un bagage qui ne l’est pas. Il nécessite juste un peu (à peine) plus de réflexion et d’anticipation la première fois.

Tu es prêt ? Voici 10 astuces pour t’aider à organiser ton sac à dos à impact limité.

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo faire du stop


Astuce n° 1 : Réduis la taille de ton sac à dos

Un sac à dos écolo, c’est d’abord un bagage léger dont la taille est adaptée à tes stricts besoins. Plus un bagage est gros, plus son impact environnemental est important. C’est mathématique : plus de matière à produire, plus de poids à transporter, donc plus d'émissions de CO2 dans l’air. C’est d’autant plus vrai si tu prends l’avion pour te rendre sur ton lieu de villégiature. 

À l’inverse, un sac réduit et plus léger aura un impact plus limité sur l’environnement. Bingo !

Sinon, tu connais la loi de Douglas, celle qui dit que plus tu as d’espace, plus tu t’étales ?! Avoue, cette loi t’a souvent guidé.e par le passé. Pour ton futur voyage durable, oublie-là ! La taille de sac idéale est finalement celle qui te permettra d’emporter ton essentiel, pas plus.

Un tip pour clôturer ce sujet : le poids de ton sac à dos ne doit pas dépasser 20% de ton propre poids. Cela peut être perçu comme un avantage aux poids lourds (quoique), ou au contraire un bon argument pour voyager de façon plus efficace.

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo ne pas emporter trop de choses


Astuce n° 2 : Investis dans un bagage écoresponsable

Il se peut qu’en tant qu’ancien adepte de la loi de Douglas, tu n’aies à ta disposition que de gros sacs à dos bien lourds et encombrants. C’est le moment d’investir, en toute éco-responsabilité bien sûr !

Tu peux dans un premier temps chercher du côté des sites de seconde main type leboncoin ou Vinted. Le choix est immense et les bonnes affaires y pullulent. C’est le meilleur moyen pour investir à moindre coût, tout en donnant une seconde, voire une troisième vie à un bagage qui aurait certainement fini à la déchetterie.

L’autre option est d’investir dans un sac à dos écoconçu, fabriqué à partir de matériaux recyclés ou de matières de qualité durable, et sans PFC. Le coût sera certainement plus élevé, mais cet investissement sur le long terme sera vite rentabilisé.


Astuce n° 3 : Vérifie la météo avant de partir

Ce conseil n’est pas si à côté de la plaque qu’il n’y paraît. En effet, le but ici n’est pas de pouvoir parler de la pluie et du beau temps avec tes compagnons de voyage ou les autochtones à ton arrivée, mais plutôt de pouvoir prévoir une garde-robe adaptée.

Un coupe-vent imperméable en cas de pluie, une petite laine pour le soir s’il fait froid, un short en remplacement d’un pantalon s’il fait chaud… Bref, tu as compris le principe !


Astuce n° 4 : Anticipe et choisis tes tenues

Après t’être bien avisé de la météo à venir pendant ton séjour, tu n’as plus qu’à prévoir tes tenues en conséquence. Voici quelques principes de base :

● Choisis des vêtements dans lesquels tu te sens à l’aise. Évite ceux que tu as relégués tout en haut de ton placard depuis la nuit des temps, il y a certainement une bonne raison à cela.

● Mise sur les basiques qui vont avec tout. C’est l’assurance de porter tout ce que tu vas mettre dans ton bagage.

● Prévois moins de bas que de hauts.

● Emporte un maximum de vêtements écoresponsables (coton bio, lin, chanvre…). Si tu pars en randonnée, le mérinos est une super matière légère et respirante qui sèche vite et ne laisse pas d’odeur. Idéal à inclure dans un sac à dos écolo !

Le but de toute cette anticipation est de limiter au maximum les fameux “au cas où” qui le restent la plupart du temps.

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo valise trop lourde


Astuce n° 5 : Pars dans un esprit minimaliste

C’est le corollaire des 2 points précédents et la réflexion ultime que tout voyageur responsable doit se faire lors de la préparation de son sac à dos. As-tu vraiment besoin de 3 ou 4 paires de chaussures, y compris des talons, sachant pertinemment que tu passeras ta journée à crapahuter en baskets ou en chaussures de rando, et que les seuls éléments que tu supporteras sur tes pieds le soir seront des tongs ?! 5 pulls alors que la météo annonce 25° en journée, est-ce vraiment utile ?!

Débarrasse-toi du superflu, reviens à l'essentiel. Un nombre suffisant de sous-vêtements par exemple, au cas où tu ne pourrais pas laver (le “au cas où” étant ici toléré). Définis ton essentiel par rapport au type de voyage envisagé. En un mot, voyage mieux, avec moins.


Astuce n° 6 : Adopte la technique du maki

Je vois dans tes yeux que le concept n’est pas très clair. Kézaco la technique du maki ?! Le principe consiste tout simplement à rouler ses affaires pour à la fois gagner de la place dans le sac à dos et éviter les plis sur les vêtements. Cela fonctionne aussi en superposant plusieurs pièces. Ainsi, pas besoin de repassage à l’arrivée (même si je doute que c’était dans tes intentions d’activités de voyage !

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo technique du maki


Astuce n° 7 : Prévois une trousse de toilette zéro déchet

La trousse de toilette zéro déchet est un des piliers fondamentaux de tout voyage responsable.

Niveau contenant, abandonne l’idée du vanity lourd et encombrant. Une trousse de toilette en tissu est parfaitement adaptée à la situation. Elle est légère et peut se caler facilement dans n’importe quel coin de ton sac à dos. Autres alternatives si tu n’en as pas et que tu ne veux pas investir : un pochon en tissu DIY (cela suppose de savoir coudre un minimum), un sac à vrac, ou pourquoi pas une ancienne trousse scolaire.

Niveau contenu, privilégie les cosmétiques naturels, savon et shampoing solide en tête. Le savon pourra également te servir à laver ton linge en cas de besoin, sans polluer l’environnement. Utilise des mini contenants adaptés au voyage en avion pour tes crèmes ou ton déodorant solide, disponibles dans les commerces ou pharmacies. Tes anciens étuis à lentilles peuvent parfaitement faire l’affaire aussi !

Enfin, tu pourras glisser quelques lingettes en tissu dans ta trousse, pour te laver ou te démaquiller. Vas-y mollo sur le maquillage et les bijoux. Comme pour les vêtements concentre-toi sur les basiques.

En résumé, le zéro déchet appliqué à l’hygiène, c’est donc bon pour ton corps, la légèreté de ton sac à dos, et pour la planète !

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo trousse de toilette zéro-déchet


Astuce n° 8 : Prépare une trousse à pharmacie zéro déchet

As-tu remarqué que c’est toujours lorsque tu as “oublié” ta trousse à pharmacie à la maison que tu en as forcément besoin pendant un voyage ?! Franchement, si tu ne prends que les remèdes de première nécessité, cela ne pèse pas bien lourd dans ton sac, alors autant ne pas faire l’impasse - simple principe de précaution.

Pour t’alléger, laisse les emballages d’origine à la maison. C'est toujours ça de gagné, enfin de poids de perdu !

Si tu es plutôt adepte des médecines douces et naturelles, voici les indispensables huiles essentielles à emporter :

● lavande : anti-inflammatoire et cicatrisante

● tea-tree : antiseptique, antivirale, antifongique

● menthe poivrée : antalgique, anti-vomitive

● citronnelle : anti moustiques


Astuce n° 9 : Emporte des tote bags

Faciles à plier et à caser dans les recoins de ton sac à dos, les tote bags prennent peu de place et sont multifonctions :

● sacs pour compartimenter les vêtements (on peut utiliser aussi des sacs de lavage)

● sac à linge sale

● sac à chaussures

● sac de courses

● sac de plage

● sac de shopping

Cette liste est bien évidemment non exhaustive.

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo tote bag


Astuce n° 10 : Limite tes équipements électroniques

Sincèrement, aujourd’hui, à part un smartphone, quel autre équipement électronique as-tu besoin d’emporter en voyage ? Ce petit bijou de technologie va te rendre pleins de services, surtout si tu es à l’étranger : téléphoner bien sûr, prendre des photos de plus en plus qualitatives, t’orienter dans ces territoires inconnus, effectuer des réservations (restos, musées, hébergements…), payer, etc.

Évidemment, son utilisation intensive va nécessiter des recharges fréquentes, gourmandes en énergie. L’avantage, c’est que tu n’auras qu’un seul appareil à recharger. Si tu veux aller plus loin dans la démarche écologique, tu peux investir dans un chargeur solaire de la taille d'une feuille A4, pour pouvoir aisément le ranger dans ton sac..

Finalement, le meilleur conseil que je puisse te donner pour que tes équipements électroniques aient le moins d’impact possible sur la planète, c’est tout simplement de les utiliser le moins possible lorsque tu es en voyage. Tout est dit dans ces 4 derniers mots : “tu es en voyage”. Alors oublie ton portable, tes réseaux sociaux et tes emails, lève les yeux, et profite de la chance que tu as de pouvoir admirer ces beaux paysages !

Mes 10 astuces pour préparer ton sac à dos de façon écolo paysage

Alors, tu pars quand avec ton nouveau sac à dos écolo ?!

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Tout ce que tu dois savoir pour un voyage en van écolo cover
Astuces voyage, Voyage responsable

Tout ce que tu dois (vraiment) savoir pour préparer un voyage en van écolo !

Faire un road trip en van, tu en rêves depuis longtemps mais tu hésites parce que tu trouves cela anti-écologique et peu confortable. J’ai une bonne nouvelle pour toi : le temps des vans polluants et manquant de confort est révolu !

Oubliées les images des vieux combis Volkswagen pétaradant leurs vieilles fumées, remplis de voyageurs babos en partance pour Katmandou vers une liberté infinie ! Aujourd’hui, le développement des nouvelles technologies et l’utilisation d’énergies plus propres ont permis aux vans de devenir plus respectueux de l’environnement. Les aménagements ont également gagné en efficacité et en confort pour te permettre d’être à ton aise et autonome en toutes circonstances.

Te voilà maintenant convaincu, mais comment t’y prendre ? Vaut-il mieux louer ou acheter ? Quelle destination choisir ? Comment t'équiper, et tout cela de manière eco-friendly ?! Pas de panique ! Voici mes conseils pour t’aider à organiser ton prochain road trip écolo en van.

Mes conseils pour t'aider à organiser ton road trip écolo en van


Comment bien préparer ton voyage écolo en van

Larguer les amarres du jour au lendemain sur un coup de tête, qui n’en a pas rêvé un jour ? Faire sa valise en 5 mn, charger le van et hop, c’est parti mon kiki pour des vacances de rêve à la one again, direction les Fjords de Norvège ou les plages de sable blanc de l’Algarve.  C’est souvent très romantique dans les films, mais dans la vraie vie, le mythe du voyage en van improvisé peut vite tourner au cauchemar. Un minimum de préparation s’impose !

Comment bien préparer ton voyage écolo en van gif humoristique


Choisis bien ton van

Si tu n’as pas 50.000 € sur ton compte épargne pour investir dans un van, si c’est ton premier voyage en mode road trip, ou si tu ne prévois de voyager de cette façon qu’occasionnellement, la location auprès d’une société spécialisée en vans aménagés peut se révéler la solution idéale. Elle permet en effet de bénéficier d’un véhicule récent, bien équipé et peu polluant. Les versions électriques sont carrément zéro carbone - mais encore peu usitées.

Si c'est ton rêve, tu peux aussi opter pour la location d’un vieux combi VW estampillé 70’s. Sache cependant que c’est franchement plus polluant, et mieux vaut avoir quelques notions de mécanique, juste au cas où…


Aménage ton van de façon écolo

Si tu te décides finalement à investir dans ton propre van, il existe différents moyens d’aménager celui-ci de façon écologique et durable :

  • adopter le mode DYI, et bricoler toi-même les étagères et rangements de ton véhicule à l’aide de matériaux recyclés, quelques tutos You Tube et pas mal d’huile de coude. Si tu n’es pas bricoleur, mieux vaut t’en remettre à un aménageur de van professionnel, et être très patient (jusqu’à 9 mois d’attente).
  • investir dans une batterie auxiliaire rechargeable pour gagner en autonomie
  • installer un panneau solaire sur le toit de ton van
  • acheter une douche solaire

P.S. Si tu souhaites aménager ton van de A à Z, de la manière la plus écologique possible, je te recommande vivement de visionner les vidéos de Céline d'Iznowgood. "Willy" (c'est le nom de son van), roule à l'huile de friture et a été entièrement retapé puis aménagé à l'aide de matériaux de récupération.  

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Prépare ton itinéraire

Prépare ton itinéraire principal, sans le graver dans le marbre pour autant pour pouvoir l’adapter en chemin au besoin. C’est la meilleure façon d’optimiser ton voyage et les kilomètres que tu vas parcourir entre 2 visites - et donc d’économiser du carburant, des sous, et des émissions de CO2 inutiles !

Cela va également te permettre de réserver les activités et visites incontournables que tu souhaites effectuer. Certains sites doivent être réservés des semaines, voire des mois à l’avance. Tu peux aussi t’en remettre au destin, mais il serait terriblement frustrant de rester à l’entrée de Lascaux lors d’un road trip en Dordogne si le destin n’est pas avec toi cette journée-là. Road trip et free style ne font pas toujours bon ménage !

Tu peux t’aider de quelques outils pour construire ton itinéraire comme Google Maps ou l’application Roadtrippers. Si tu as l’âme aventurière (ou nostalgique), tu peux aussi t’en remettre aux bonnes vieilles cartes routières de tes parents, à l’ancienne !

Préparer ton itinéraire voyage en van écolo


Equipe-toi de manière éco-responsable

Faire un road trip en van est une bonne façon de pratiquer le minimalisme. Voyager léger et confortable, ne prendre que l’essentiel et oublier le superflu, voilà le secret ! Tu peux toujours emporter 10 paires de chaussures différentes si vraiment cela te fait plaisir, mais il est à peu près sûr qu’à part tes baskets et tes tongues, toutes les autres passeront leur séjour au chaud au fond de ton sac !

Voici quelques conseils pratico-pratiques pour un équipement écoresponsable qui va à l’essentiel :

  • bannis le plastique et la vaisselle jetable
  • emporte avec toi tous les éléments qui te servent dans ta vie zéro déchet de tous les jours : sacs à vrac, gourdes, boîtes en verre, torchons, serviettes, bee wraps…
  • favorise les produits éco-responsables : savon naturel et shampoing solide pour l’hygiène; vinaigre blanc et liquide vaisselle écolo pour l’entretien
  • privilégie les sacs plutôt que les valises rigides, plus faciles à caser
  • prévois quelques boîtes de rangement pour les chaussures, la vaisselle…
  • emmène ton vélo pour les petites courses du quotidien et l’exploration des alentours
Voyage en van équipe-toi de manière éco-responsable

Enfin, n’oublie pas quelques indispensables :

  • des bouquins
  • tes câbles en tous genres, sauf si tu as décidé de profiter de ce voyage pour faire une digital detox - dans ce cas, double la dose de lecture !
  • une bonne et longue playlist pour les nombreuses heures de route en prévision (c’est un peu le concept du road trip !)


Comment voyager le plus écolo possible pendant ton road trip en van

Les valises sont bouclées, l’itinéraire est prêt. Si tu as suivi mes conseils précédents, le chargement du van a dû être une formalité (merci le minimalisme !). Il ne te reste plus qu’à entamer en toute sérénité ce road trip attendu depuis si longtemps… et profiter !


Sur la route

Rien ne sert de courir, il faut partir à point”. Telle la tortue du poème de Jean de La Fontaine, prends ton temps sur la route de ton road trip. Bannis les autoroutes bondées et hors de prix, et privilégie les nationales et les routes secondaires. Cela te permettra à la fois de profiter des paysages, et de consommer moins de carburant, surtout si tu pratiques l’éco-conduite en roulant de façon « souple ».

En d’autres termes, l’important n’est pas la destination, mais le voyage.


Les missions du quotidien

Faire un road trip implique de remplir au moins 3 missions quasi quotidiennes incontournables :

  • trouver de l’eau pour tes gourdes, car rappelle-toi, tu as banni de ton road trip écolo le plastique et donc les bouteilles d’eau jetables. Voici 2 sources sûres (c’est du vécu) : les fontaines de villages (bien vérifier que l’eau est potable), et les cimetières ! Évidemment, si ton road trip se déroule dans une région ou un pays où l’eau potable est rare, le plastique sera autorisé (tu es en vacances avant tout !).
  • faire des courses, à hauteur de ce que tu pourras stocker dans tes placards et ton mini frigo (si tu as la chance d’en avoir un)
  • trouver un spot pour dormir


Les spots pour dormir

Pendant la préparation de ton itinéraire, tu auras pris soin d’éviter au maximum les lieux de tourisme de masse. Si certains de ces sites sont incontournables, fais en sorte de ne pas y passer la nuit car il y a fort à parier que tu finiras dans une de ces horribles aires de camping-car impersonnelles et souvent bondées.

Lors d’un voyage en van, le graal reste quand même de trouver le spot où tu seras le plus seul au monde possible. Pour t’aider dans cette tâche, Park4night est une application interactive géniale qui te permet de trouver ces endroits incroyables, ou de proposer les tiens en partage ! Quels que soient les spots choisis, il convient évidemment de respecter la nature et de la laisser aussi propre que tu l’as trouvée en arrivant.

Enfin, un p’tit camping pourra être utile de temps en temps. Cela te permettra de vider les eaux usées, faire le plein d’eau propre et/ou d’électricité, laver 2 ou 3 vêtements, et accessoirement prendre une bonne douche chaude !

Selon la région et la période de ton road trip, un minimum de préparation ou d’anticipation peut s’avérer utile pour trouver les spots en pleine nature ou réserver les campings.

Spot calme pour dormir en van


Les gestes du quotidien

Écolo tu es dans ta vie de tous les jours, écolo tu resteras pendant ton voyage en van ! C’est tout d’abord une question de bon sens d’un point de vue énergétique. L’eau et l’électricité sont des denrées précieuses dans un van, elles doivent donc être gérées à l’économie si tu souhaites en profiter durablement.

C’est aussi du bon sens au quotidien. Il te suffit ni plus ni moins que de procéder comme à la maison : faire tes courses en vrac, éviter le suremballage, bannir les déchets inutiles (essuie tout papier, vaisselle jetable…), trier tes détritus. Bon, pour le compost, j’avoue que c’est un peu compliqué !

Enfin, âmes sensibles s'abstenir : prendre une douche de temps en temps, c’est écolo; la douche solaire, c’est écolo, mais moins que le lac (à condition d’utiliser un savon naturel); et faire pipi dans la nature, c’est écolo - sus aux wc chimiques !

Pour découvrir l'intégralité de mes astuces pour devenir un voyage plus responsable, je t'invite à lire cet article complet sur le sujet et à télécharger l'infographie qui se trouve à la fin. 


Les activités à faible impact

Parce que le road trip en van va quelque peu entacher ton bilan carbone, oublie les activités qui risquent de te le plomber encore plus type jet ski, vol en hélicoptère, ou motoneige. Cible plutôt les activités à faible impact, tout aussi proches de la nature : randonnée, vélo, via ferrata, canoë, balades en raquettes…

Si manger peut être considéré par certains comme une activité, alors je t’invite à la pratiquer  aussi souvent que possible en consommant local, en découvrant les producteurs du coin, ou encore en allant manger au resto !

Comme tu peux le constater à la lecture de cet article, faire un road trip en van est une façon assez écologique de voyager, à condition de bien se préparer et de suivre quelques règles de base simplement guidées par le bon sens.

Comment bien préparer ton voyage écolo en van gif humoristique fin

Alors, quelle sera la destination de ton prochain road trip écolo en van ? N’hésite pas à la partager en commentaire !

Et si tu as encore quelques hésitations, contacte-moi !

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Devenir un voyageur responsable
Voyage responsable

Comment devenir un voyageur responsable dans un monde de touristes stupides : le guide complet

Eh oui, vous ne rêvez pas. En lisant cet article jusqu'au bout, vous apprendrez des gestes SIMPLES pour devenir un voyageur responsable dans un monde de touristes stupides ! 

Depuis la création d’Un Brin de Voyage, j’ai prévu d’écrire un article sur le tourisme durable. En revanche, s’il y a bien une chose que je n’avais pas anticipée, c’est bien une crise sanitaire mondiale ! 

Le passage du coronavirus a énormément changé notre mode de vie. Qui pouvait s’imaginer être confiné pendant des mois ? Porter des masques à longueur de journées ? Ne plus pouvoir faire des gros bisous à sa mamy chérie ? Mais SURTOUT… Ne plus pouvoir voyager ???

Je sais que ce n’est pas la conséquence la plus dramatique du coronavirus. Mais bon, vous êtes quand même sur un blog voyage ! 😉

Il est clair qu’en cette période, les esprits sont loin d’être au voyage ! Quand on ne peut même plus sortir de chez soi, à quoi bon y penser ?

D’une manière ou d’une autre, le confinement a pourtant changé notre manière de voyager. Pour beaucoup, le confinement a été une occasion (certes forcée) de développer une « slow life » : notre vie quotidienne stressante mise de côté, on se recentre sur soi, sur nos besoins, sur les gens qu’on aime, sur des moments de bonheur tout simple… Bref, sur l’essentiel.

Et lorsque nous avons été déconfinés l’été dernier, la question des vacances et des voyages s’est tout naturellement posée… Et la plupart d’entre nous ne sont pas partis bien loin !

Le coronavirus a contribué à une nouvelle mode en matière de voyage : le « slow travel ». Ce terme s’applique à la fois à nous mais aussi à la planète : d’une part, on voyage tranquillement, en prenant son temps, et en même temps, on est plus « doux » avec la planète en ralentissant l’impact négatif de nos voyages. Le « slow travel » apaise nos esprits et l’environnement en mettant de côté notre mode de vie rapide et consumériste. Si vous souhaitez en apprendre plus sur le "slow travel", je vous suggère de lire le bel article d'Adélaïde !

Parce qu’il ne faut pas oublier que voyager, c’est aussi consommer. Aller voir la grande muraille de Chine un jour et plonger sur la Grande Barrière de Corail en Australie la saison suivante, ça consomme pas mal.

Vous vous doutez bien que je ne blâme personne : j’ai déjà voyagé dans les quatre coins du monde et je rêve encore de voir des tas de choses bien loin de chez moi. Avec notre mode de vie qui va à du 200km/h, qui ne rêve pas de profiter de quelques jours sur une plage paradisiaque ? Ce besoin d’évasion et de déconnexion est devenu primordial dans nos vies.

Ce que je veux vous dire ici, ce n’est certainement pas d’arrêter de voyager ! Car il ne faut pas non plus oublier que le tourisme est un revenu clé dans l’économie mondiale. On le pointe souvent du doigt pour son côté dévastateur de l’environnement, mais il permet à énormément de petits commerçants et artisans de manger quotidiennement.

Mon but n’est pas seulement d’attirer votre attention sur le coup écologique de nos rêves ; je veux d’abord et avant tout vous montrer que des alternatives pour voyager autrement et mieux existent.

La pandémie sera peut-être l’occasion de reconstruire le tourisme autrement, en diminuant le tourisme de masse au profit des voyages responsables (si au moins ce foutu corona pouvait servir à quelque chose !).

Je m’adresse donc à vous, voyageurs désireux de contribuer à un tourisme durable ! Et peu importe à quelle échelle.

Alors restez attentifs car je vous livre ici des conseils et astuces essentiels à mettre en place lors de vos prochains voyage pour vous démarquer en tant que voyageur responsable dans un monde de touristes stupides !


1. Pourquoi doit-on bannir le tourisme de masse et devenir un voyageur responsable ?

Avouons-le, quand on se rend quelque part en tant que touriste, notre préoccupation première n’est pas forcément les conséquences que nos vacances engendrent : notre but, c’est avant tout de profiter de ce moment hors du temps dont nous rêvions depuis des mois... Et c’est bien normal !

Mais il y a clairement des manières plus responsables que d’autres d’en profiter.

Et le premier pas pour agir en voyageur responsable, c’est de comprendre pourquoi on le fait !

Il faut bien comprendre que si le tourisme ne cesse de se développer, c’est souvent au détriment des populations locales et des régions d’accueil, car la surexploitation et la concentration des infrastructures entrainent des dérives dramatiques sur un plan économique, écologique et socio-culturel.

Si nous n’agissons pas rapidement, ces conséquences désastreuses vont s’amplifier d’année en année… Et les inégalités qu’elles engendrant aussi… !

Des injustices économiques

L’industrie du tourisme est souvent présentée comme un vecteur de croissance pour le pays d’accueil.

Pourtant, d’après le guide de l’écotourisme du Petit Futé, 80 % des bénéfices reviennent aux compagnies aériennes et aux agences de voyage des pays riches, et sûrement pas aux petits commerçant ou artisans locaux...

En effet, les tour-opérateurs occidentaux enregistrent des marges bénéficiaires évaluées à 25 % alors que le personnel local ne touche qu’un salaire parfois dérisoire... Bien souvent les travailleurs locaux sont mal considérés par les employeurs qui les soumettent à des emplois précaires, sans véritable contrat de travail.

Comme nous réservons presque tout à l’avance, depuis notre pays d’origine (logements, activités etc.), l’économie locale ne perçoit qu’une très faible partie des dépenses des touristes…

Des injustices socioculturelles

Pour laisser place aux infrastructures touristiques, les populations traditionnellement installées sur les lieux depuis plusieurs générations sont parfois expulsées comme des malpropres, sans dédommagements (ou avec des dédommagements ridicules).

On peut aussi mentionner les problèmes de confrontation entre les mondes radicalement différents des touristes et de certains locaux : niveau de vie, mode de vie, croyances, comportements…

De même, de nombreuses coutumes perdent leurs significations culturelles ou religieuses pour devenir de simples attractions touristiques…

En bref, le tourisme a tendance à accentuer des disparités sociales au sein des populations locales.

Des injustices environnementales 

Le tourisme de masse tend également à dénaturer certaines zones considérées comme sensibles (le littoral, la montagne,…) et ainsi, à modifier les écosystèmes.

La construction de routes, d’hôtels, de restaurants, de ports, de terrains de jeux etc. nécessaires au développement touristique entraîne également la destruction de milieux naturels.

De même, la sur-fréquentation de certains sites naturels a un impact négatif sur la flore et la faune : les végétaux sont souvent piétinés et arrachés, tandis que les animaux sont dérangés et affectés dans leur mode de vie naturel. La perturbation de leur milieu naturel entraîne notamment des problèmes de reproduction et d’abandon des petits par leurs parents.

Par ailleurs, l’utilisation abusive de l’eau par les structures hôtelières pour le confort des clients (piscine, arrosage des terrains de golf, climatisation etc.) prive la population locale d’une ressource vitale, principalement dans les pays du Sud. La consommation en eau par touriste est généralement dix à quinze fois supérieure à celle de la population locale… Selon la Banque Mondiale, de nombreux agriculteurs ont été contraints d’abandonner leurs champs asséchés par des pompages excessifs liés aux activités touristiques.

Le transport aérien est évidemment l’une des principales sources de rejet de CO2 dans l’atmosphère et contribue à l’effet de serre et au réchauffement climatique. La multiplication des voyages en avion, et encore plus pour les courts séjours, intensifie le phénomène de pollution atmosphérique. Au cours des années, le flux des touristes ne cesse d’augmenter partout dans le monde, de même que l’empreinte écologique individuelle des touristes.

Sur place, les activités des touristes comme le nautisme, la chasse, le quad, la pêche au gros, la plongée sous-marine, les safaris ou même le surf font encore augmenter considérablement les conséquences écologiques et énergétiques du tourisme…

Il est évident que le tourisme est un secteur en pleine expansion. Il offre des perspectives de développement économique importantes. C’est particulièrement le cas pour les pays développés, parfois au détriment des pays en développement. Chaque année, tous ces problèmes ne cesse de s’amplifier.

Il est grand temps d’agir ensemble pour réparer, ou en tout cas, améliorer cette situation, pour un tourisme plus juste, plus équitable et moins dévastateur.  Je suis absolument convaincue que le tourisme de masse n’a aucun avenir. Il est donc grand temps d’envisager le tourisme autrement !


2. Pourquoi j’ai décidé de devenir un voyageur plus responsable ?

J’aimerais vous expliquer d’où m’est venu cet engouement pour le tourisme responsable. À travers le petit récit de mon parcours, j’espère vous transmettre à vous aussi l’envie d’envisager autrement votre prochain voyage, et de contribuer à votre manière au devenir de notre planète !

C’est lorsque je suis partie faire mon stage de fin d’étude dans un hôtel dans la péninsule du Yucatan au Mexique que j’ai réellement pris conscience des conséquences négatives du tourisme de masse. Durant trois mois, j’ai pu côtoyer quotidiennement des touristes mais aussi et surtout, lier des amitiés avec le personnel dont beaucoup sont des descendants du peuple Maya. Avec eux, j’ai partagé des fêtes (mariages, communions, anniversaires, naissances) mais aussi des moments de leur vie quotidienne loin du confort de l’hôtel et des clichés touristiques.

Pendant mes jours de congé, j’ai séjourné dans de petits villages, visité la jungle accompagnée de guides mayas, nagé dans différents cénotes, fait de la plongée au milieu des poissons et des tortues, testé les moyens de transports locaux… Et bien sûr, j’y ai également découvert le tourisme de masse et les grandes discothèques de la Riviera Maya lors du fameux « Spring Break » et lorsque j’ai visité de célèbres sites historiques et naturels. 

Cette formidable aventure restera à jamais dans ma mémoire car elle m’a permis, je pense, de comprendre la réalité de la péninsule, de ses communautés et de son tourisme.

Même si j’ai passé des supers moments à Cancun et dans les stations de la Riviera Maya, j’ai néanmoins pu constater les dégâts ravageurs que le développement touristique de masse a causé, tant au niveau environnemental que socio-économique. Cancun est un paradis pour les touristes qui n’imaginent pas une seconde l’enfer qu’il constitue pour ses habitants.

Quand l’exceptionnelle faune et flore de la péninsule aura disparu au profit d’hôtels luxueux, de grandes piscines et de discothèques, que les trésors archéologiques seront devenus des parcs d’attractions et que les habitants auront perdu leurs traditions, la péninsule aura également perdu tout intérêt pour les touristes.

J’ai donc choisi de réaliser mon travail de fin d’étude sur le tourisme durable de la Péninsule du Yucatan. Ce sujet m’a fascinée et j’ai beaucoup appris. J’ai également remarqué que ce sujet n’avait jamais été évoqué lors de mes 3 années d’étude…

Mon deuxième électrochoc a eu lieu durant le premier confinement : je me suis renseignée, formée, j’ai beaucoup lu sur les alternatives du tourisme de masse. Petit à petit, je me suis orientée vers le minimalisme, le « slow travel », la compensation des émissions de gaz à effet de serre pour mes futurs voyages, etc.

Maintenant que je suis consciente et informée sur tout cela, je veux absolument vous le transmettre à travers un Brin de Voyage ! A travers ce blog, je tiens à mettre en avant un tourisme plus responsable, bien loin de la plupart des influenceurs et blogueurs voyages qui encouragent à voyager toujours plus et toujours plus loin sans se soucier une seconde de l’impact de nos activités sur la planète. Bon nombres de voyageurs ignorent les conséquences négatives que leur voyage peut avoir sur l’environnement ; la sensibilisation à ce sujet me semble encore trop faible.

Même si je suis encore débutante dans le domaine du tourisme responsable, je m’efforce à en apprendre de plus en plus et j’espère pouvoir vous apporter des solutions pour continuer à voyager, mais pas n’importe comment !


A. LA VOIE A SUIVRE POUR DEVENIR UN VOYAGEUR RESPONSABLE

I. Comprendre ce que sera le tourisme du futur

Vous l’aurez compris, le tourisme est devenu l'une des plus grandes activités économiques au monde. 

Selon le Tourism Towards 2030, qui décrit les tendances du tourisme futur récemment mises à jour par UNWTO, il y aura 1,8 milliard de touristes en 2030, soit une personne sur cinq dans le monde.

Ce chiffre impressionnant démontre que l'impact du tourisme ne doit pas être négligé dans l'économie mondiale.

les tendances du tourisme futur pour 2030

Graphique n°1 : UNWTO tourisme en 2030 : tendance actuelle et prévision 1950-2030

Et surtout, une des récentes nouveautés concernant la demande touristique est l’intérêt porté au respect de l’environnement, et donc, au tourisme durable. C’est précisément de cette tendance que j’aimerais vous parler dans cet article !


II. Connaître les différentes formes alternatives du tourisme

Pour bien comprendre ce qu’est le tourisme alternatif et pouvoir le mettre en œuvre dans nos prochains voyages, il est également important de connaître les différentes formes qu’il peut prendre…

Tout d’abord, le tourisme alternatif désigne les différentes alternatives au tourisme de masse.  

En voici les principales subdivisions :

Le tourisme de nature : ce tourisme repose sur la découverte et l’observation de la faune et de la flore. Il est parfois confondu avec l’écotourisme car tous deux ont pour but de préserver la nature en voyageant.

Le tourisme d’aventure : séjour sportif et de découverte favorisant le contact avec la nature. Ce type de tourisme privilégie généralement les pays lointains, isolés et avec peu d’infrastructures touristiques.

Le tourisme social : apparu dans l’après-guerre, il avait pour objectif de permettre à chacun de partir en vacances et de pouvoir ainsi pratiquer des activités de loisirs. De nos jours, le tourisme social vise à donner le « droit aux vacances » et à rendre le tourisme accessible à tous (les familles nombreuses, les jeunes, les retraités, les personnes aux revenus modestes ou encore les personnes à mobilité réduite). 

Le tourisme responsable : le tourisme responsable a pour objectifs l’inclusion des locaux dans les différentes étapes du projet touristique, la préservation à long terme des ressources naturelles, sociales et culturelles, ainsi qu’une répartition équitable des bénéfices générés. Il est semblable au tourisme durable sur lequel je reviendrai plus loin.

Le tourisme équitable : comme le commerce équitable, il met l’accent sur les prises de décisions démocratiques, sur des modes de production respectueux de l’environnement, sur la participation des communautés d’accueil et sur une rémunération correcte des prestations locales.  

Le tourisme solidaire : il s’inscrit à la fois dans une perspective « responsable » et « équitable » et est plus directement associé à des projets de solidarité. Le touriste pratique cette solidarité avec les populations locales en finançant un projet de développement ou un projet social. L’implication des populations locales et la réalisation d’un projet concret sont les piliers du tourisme solidaire.

Le tourisme rural : il est caractérisé par la volonté de quitter temporairement le mode de vie urbain pour se reposer dans un monde plus rural. Ce tourisme regroupe des hébergements tels que des chambres d’hôtes ou des gîtes ruraux, des activités gustatives comme les dégustations de vin ou la découverte de produits du terroir ainsi que des activités touristiques avec des visites du patrimoine rural ou encore diverses activités en pleine nature.

Le tourisme communautaire : les communautés locales gèrent elles-mêmes l’accueil des touristes. Elles gèrent l’ensemble des activités touristiques, ce qui implique que la majeure partie des bénéfices leurs revient ! Le but est de mettre en avant le patrimoine culturel et de gérer durablement les ressources naturelles avec une redistribution équitable des bénéfices. Ce type de tourisme permet également d’en apprendre énormément sur la vie des populations locales !

L’écotourisme : axé en priorité sur la découverte de la nature, ce type de tourisme est souvent pratiqué en petits groupes et privilégie l’observation et l’étude des milieux naturels afin de sensibiliser les voyageurs mais également les populations locales sur le besoin de préserver l’environnement.  Les particularités d’un voyage écotouristique sont l’éducation environnementale, le bien-être des populations locales, la limitation de l’empreinte écologique et le soutien aux programmes de conservation de la biodiversité.

Il ne vous aura pas échappé que ces concepts se chevauchent pas mal…  Ils adoptent en effet des critères parfois très similaires, et leurs motivations principales ne diffèrent qu’assez légèrement en se concentrant plutôt sur l’aspect environnemental, économique ou social. Le degré de participation des résidents peut aussi varier selon les formes de tourisme, allant de la concertation à la gestion active et la prise en charge du développement par la population locale.

Mais l’important, c’est que toutes ces catégories témoignent d’un intérêt croissant pour le tourisme alternatif au détriment du tourisme de masse !

Pour bien saisir les tenants et les aboutissants du tourisme durable, il est essentiel de nous arrêter sur les notions de durabilité et de soutenabilité, qui ont d’abord concerné le développement durable pour ensuite s’appliquer au tourisme.

 Cette application au tourisme s’exprime à travers la prise en compte de trois dimensions :
Schéma développement et tourisme durable (durabilité et soutenabilité)

Schéma n°1 : développement durable

Economique : améliorer l’économie de la région et faire des bénéfices (c’est le but principal de toute activité touristique « classique ») ;

Sociale : participation et respect des populations locales, redistribution équitable des bénéfices ;

Environnementale : respect des sites naturels, limitation de la consommation d’énergie et d’eau, de la pollution et des nuisances.

Dès lors, un projet touristique parfaitement durable serait celui qui englobe ces trois dimensions (contrairement à un projet écotouristique, qui lui, serait basé principalement sur l’aspect environnemental).

Les acteurs du tourisme prennent de plus en plus conscience des impacts désastreux du tourisme de masse. Ainsi, pour maintenir l’intérêt des touristes pour les voyages, les gouvernements, les professionnels du tourisme et les mouvements écologiques prennent des engagements pour motiver les touristes à changer leur mode de voyage en les sensibilisant et en les incitant à opter pour un tourisme responsable.


III. Bannir les fausses croyances

« Je veux bien voyager responsable mais payer un prix de malade pour zéro confort, non merci ! ». C’est faux, ultra faux, archi faux ! Mais c’est malheureusement ce qu’on entend souvent dire.

Comme on l’a vu plus haut, il y a mille et une façon de voyager « responsable » : c’est avant tout un état d’esprit, bien plus qu’une pratique toute définie !

Par contre, il va clairement falloir faire une croix sur certaines choses !

Déjà, on OUBLIE à tout jamais les énormes hébergements all-inclusive, qui n’ont au fond aucun lien avec l’environnement et la population locale (à part pour les nuire !). Que vous restiez allongés sur un transat à Cuba, en Guadeloupe ou au Mexique, où est la différence ? Vous n’apprendrez rien de la destination.

Un autre élément de « confort » à bannir, c’est l’avion pour aller de ville en en ville. Je ne vous demande pas d’aller de chez vous au Mexique à la nage mais bien de limiter les transports polluants une fois au Mexique !

Certes, l’avion est un gain de temps considérable. Mais il faut savoir ce que l’on veut, se mettre au clair sur ses priorités : si on veut voyager responsable, il y a en effet quelques concessions à faire. Bien que je ne pense pas que recourir à une alternative à l’avion soit une perte de temps : c’est l’occasion de découvrir des moyens de transports locaux et d’être au plus proche de la population (rappelez-vous ces métros et bus bondés où votre nez se trouve collé à l’aisselle d’un autre usager…).

Soit dit en passant, les transports en commun ne sont pas toujours synonymes d’inconfort. Il existe des bus très confortables et pour tout type de budget, même dans les pays plus pauvres où on pourrait s’attendre à ne circulez que dans des vieux tacos! J’ai traversé des centaines de kilomètres au Mexique et au Pérou en voyageant en bus, et je peux vous dire qu’ils étaient 1000 fois plus confortables que nos bus belges.

Pour ce qui est de l’organisation et du repos (qu’on a aussi tendance à croire impossible dans les voyages durables), il ne tient qu’à vous de les mettre en place ! Si vous voulez vous reposer pendant des heures sur une plage, rien ne vous en empêche ! Cela ne fait pas de vous un touriste irresponsable. Comme je vous l’ai dit, vous n’êtes pas obligé de participer activement à tout type de projet communautaire. Chacun agit et apporte son aide comme il le souhaite. Rien que le fait de respecter l’environnement en triant ses déchets, d’utiliser les transports en commun, de choisir un hébergement éco-responsable et de dîner dans le petit restaurant local du coin fera déjà de vous un super voyageur! 

Pour ce qui est du prix, ça ne dépend que de vous ! Vous pouvez voyager responsable gratuitement ! Pour profiter d’un voyage éthique et responsable tout en vous rendant utile, utilisez les sites comme Helpx, Workaway, WWOOF ou Trustedhousesitters.  Vous serez nourri et logé gratuitement en échange d’une aide que vous apporterez à votre hôte. Il peut s’agir de petites tâches ménagères, de travailler dans une ferme biologique, de participer à la restauration d’une maison, de s’occuper des enfants ou des animaux, etc. 

Alors jetez donc à la poubelle (pas par la fenêtre, dans le genre écoresponsable, y a mieux !) tous ces préjugés complétement faux sur le tourisme responsable !


IV. Comment mieux préparer son futur voyage ?

A) Savoir où on met les pieds/Se cultiver/ S’informer

Avant d’arriver sur les lieux, il est important de se renseigner un max sur l’endroit que l’on va visiter, sur sa culture, sa situation sociale, son histoire, ses croyances, ses coutumes,… Ces connaissances vous permettront de mieux vous intégrer, de savoir où vous mettez les pieds, mais aussi d’apprécier d’autant mieux votre voyage !

Documentez-vous sur les comportements à éviter ou à adopter afin de ne pas choquer les populations locales. En Inde, par exemple, s’embrasser en public ou caresser la tête d’un enfant peut être mal interprété. De même, les pratiques vestimentaires sont importantes, surtout pour visiter les lieux sacrés ! Autrement dit, ne débarquez pas en mini-jupe et en crop-top.

Pour les amateurs de photographie attirés par les visages expressifs et les tenues colorées de certains locaux, demandez la permission avant de prendre un cliché ! Dans certains endroits, il n’y aucun souci et les gens sont très heureux que vous les preniez en photo. Mais parfois, cela peut être très mal perçu !

En première année en gestion du Tourisme, j’ai eu un cours sur les différentes manières de vivre dans les pays du monde. On découvrait une tonne de coutumes parfois complétement ahurissantes et très différentes de pays en pays !  Alors n’hésitez pas à vous renseigner sur les us et coutumes des autres pays, vous verrez, c’est très drôle !

Je vous invite également à apprendre quelques mots de la langue locale avant de partir ! Vous pourrez ainsi échanger et établir des relations plus profondes avec les locaux !


B) Mieux préparer sa valise 

Eh oui, prendre soin de la destination que l’on visite passe aussi par les produits qu’on amène sur place !

Evitez autant que possible les produits qui génèrent des déchets sur place (rasoirs jetables, lingettes démaquillantes, piles, …). Car malheureusement, de nombreux pays ne disposent pas d’une gestion des ordures optimisée comme chez nous.

Le top du top, c’est d’emporter une petite trousse de toilette responsable et écologique, composée de produits cosmétiques bio, équitables et biodégradables. Vous pouvez acheter ces petites trousses toute faites, qu’on voit fleurir de plus en plus dans certains magasins, ou bien la composer vous-même ! Emportez un savon, shampoing, déodorant et parfum solides naturels, une brosse à dent en bois écologique, un dentifrice solide ou naturel en poudre, un oriculi (cure-oreille réutilisable à la place de 3000 cotons-tiges !), des lingettes en microfibres réutilisables, …

L’idéal, c’est de repenser ses habitudes quotidiennes en optant pour le minimalisme, aussi bien pour sa trousse de toilette que pour le reste de sa valise. On réduit son empreinte écologique en consommant moins également, car qui dit « moins de produits » et « moins de vêtements » dit souvent « moins de déchets » et « moins de linge » et donc… moins d’énergie consommée !

Privilégiez également des gammes de produits solaires biodégradables, qui protègeront à la fois votre peau et l’environnement aquatique. En effet, près des côtes, les huiles solaires classiques forme un écran à la surface de l’eau et ralentit la photosynthèse des végétaux sous-marins. N’oubliez pas que les chapeaux et ombrelles existent également.

P.S : Le concept du minimalisme est complétement applicable dans sa vie de tous les jours. J’ai découvert ce concept tout récemment durant le premier confinement (combien y en aura-t-il ???), à travers la « garde-robe minimaliste » sur Atode.  Le but est de faire le tri dans sa garde-robe pour ne garder que l’essentiel. On gagne un temps fou car on ne se pose plus la question le matin de savoir ce que l’on va mettre (enfin, on a moins de choix on va dire…) !

Vous pouvez également investir dans des lampes et chargeurs solaires : ils ne sont pas spécialement plus chers et vous les rentabiliserez très vite en n’ayant plus à acheter des piles ! En plus, vous éviterez d’avoir à jeter ces dernières. A défaut, préférez des piles rechargeables.

Utilisez des équipements réutilisables plutôt que des jetables. Par exemple : ayez une gourde au lieu d’acheter une nouvelle bouteille d’eau en plastique chaque jour.

Dernier petit conseil : emportez des sacs en tissu avec vous pour transporter les courses que vous ferez sur place, mais également pour emmener votre pique-nique lors de vos excursions ou pour ranger votre linge sale en fin de séjour. Beaucoup de pays utilisent encore les sacs en plastique et ne trient pas leurs déchets car ils ne disposent pas de système de ramassage ni de triage. Vous avez la chance d’en bénéficier chez vous, alors autant sensibiliser les populations locales en donnant l’exemple !

Évidemment, il existe des taaaaaas d’autres petites astuces écologiques, faites preuve de créativité !


C) Choisir votre hébergement

Il est essentiel de rechercher un établissement éco-responsable et géré par les locaux au lieu d’une grosse infrastructure internationale. 

Certains voyageurs font le choix de ne loger que dans des établissements labellisés. De cette manière, ils sont sûrs que l’hébergement est totalement éco-responsable, depuis sa fabrication jusqu’à l’élimination des déchets. N’hésitez pas à aller consulter les différents organismes reconnus sur internet !

Vous avez tous les avantages à privilégier ce genre d’établissement : vous apprendrez davantage en côtoyant des locaux qui sauront bien mieux vous renseigner, et vous serez généralement bien mieux accueillis. En plus, vous veillez ainsi à ce que les bénéfices du tourisme soient directement versés aux populations locales. Mieux encore, choisissez des hébergements « écosensibles », qui font appel à des fournisseurs locaux dans une démarche durable (tri des déchets, panneaux solaires, compost etc.) et qui proposent des activités éco-responsables.

Essayez dans la mesure du possible d’effectuer vos recherches à l’avance pour choisir des voyagistes ayant mis en place des politiques environnementales et des projets communautaires.

Alors plutôt que de foncer sur le premier gros hôtel ou de réserver le all-inclusive de luxe de la ville, allez faire un tour dans les écolodges, les guest house charmantes, les campings, les petites cabanes, les yourtes, les alternatives de tourisme communautaire ou osez même le couchsurfing ! Privilégiez des logements qui sortent de l’ordinaire (parce que c’est plus drôle !), qui respectent l’environnement et qui permettent un contact plus privilégié avec les populations locales. C’est une belle manière de vivre des aventures originales et insolites en faisant de belles rencontres et de vivre ainsi son voyage à fond !  

Pour profiter d’un voyage éthique et responsable tout en vous rendant utile, je vous invite encore une fois à jeter un œil à des sites comme Helpx, Workaway, WWOOF ou Trustedhousesitters : des réseaux internationaux d’échange et d’entraide pour voyager autrement, moins cher, tout en allant à la rencontre des autres. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à télécharger mon guide gratuit de 52 pages, où je détaille ces différentes alternatives. Cliquez-ici ou insérer simplement votre email ci-dessous : 


D) Minimiser l’impact de vos déplacements

Même si l’avion est plus pratique et bien plus rapide que les autres moyens de transports, évitez le dans la mesure du possible. 

Privilégiez donc, quand vous le pouvez, les moyens de transports moins consommateurs de CO2. Si toutefois vous voyagez en avion, sachez qu’il existe aujourd’hui la possibilité de compenser l’entièreté de vos émissions de CO2 !

En effet, plusieurs sites permettent maintenant de faire le calcul de notre émission de CO2 annuelle après avoir répondu à quelques questions, notamment www.reforestaction.com ou www.greentripper.org (que je vous conseille).

Calculer ses émissions de CO2, c’est bien beau, mais il faut ensuite “compenser” son bilan carbone ! Ce principe permet de participer au financement de projets écologiques à hauteur des émissions de gaz à effet de serre que nous avons produites, comme les projets de plantation d’arbres par exemple.

C’est justement ce principe que je vais mettre en œuvre pour les voyages organisés avec Un Brin de Voyage (ainsi que dans mes voyages personnels évidemment !).

De manière générale, si vous aimez découvrir les contrées lointaines, mieux vaut partir moins souvent mais plus longtemps, en pratiquant le « slow travel » par exemple, comme je vous l’ai expliqué dans les premières lignes.  Notez que ce concept est également bénéfique pour votre portefeuille : quitte à payer une certaine somme pour son billet d’avion, autant en profiter. Une fois sur place, privilégiez autant que possible les autres moyens de transports et évitez de prendre des vols internes. Marchez ou pédalez dès que c’est possible : vous vivrez des aventures bien plus saines et écologiques !


V. Comment se comporter en tant que voyageur responsable ?

A) Respecter la culture et les populations locales

Lorsque vous êtes en voyage, c’est à vous de vous adaptez aux valeurs et coutumes des locaux, et pas l’inverse (même si certaines traditions locales peuvent être déroutantes) !

Être au plus proche des populations locales et vivre leur mode de vie, c’est s’enrichir énormément. En vous intéressant à leurs pratiques culturelles, vous vous ouvrirez à de nouvelles façons de faire et de penser. Il va donc de soi qu’une ouverture d’esprit et du respect vis-à-vis de ses cultures est primordiale…

Et si vous voulez protéger des enfants de l’exploitation, il vaut mieux faire un don pour soutenir des projets communautaires que donner des sous aux enfants qui mendient !

Les pourboires et rétributions doivent également être en rapport avec le coût de la vie sur place afin de ne pas déstabiliser l’économie locale.

Dans les pays en voie de développement, il n’est pas recommandé de distribuer les médicaments directement aux populations. Il faut se référer au dispensaire ou à l’hôpital afin de s’assurer qu’un bon usage soit fait de ces derniers, et éviter également d’alimenter le marché noir.

N’oubliez pas de marchander avec humour et patience, et ne vous emportez pas. On obtient toujours ce qu’on veut plus facilement avec un sourire !

Marchander avec humour, patience et sourire voyageur responsable


B) Se soucier de la nature et de l’environnement

Préservez à tout prix le patrimoine que vous visitez. Oubliez les graffitis sur les bâtiments historiques (sans blague) et sur les arbres ou rochers (fini de graver ses initiales dans un cœur !).

Vous le savez sans doute, le plastique a des conséquences désastreuses sur l’environnement, à tel point qu’un sac plastique est capable de tuer une tortue ou un dauphin : les animaux marins voient le sac plastique comme une méduse et s’étouffent avec… Limitez donc toujours vos déchets dans la mesure du possible et pensez à les trier comme si vous étiez chez vous. 

Lorsque vous êtes en excursions ou en road trip dans un van ou camping-car, pensez à emporter des sacs poubelles pour y placer vos déchets. Si vous ne trouvez pas de poubelles, transportez vos déchets et jeter les une fois que vous en trouverez une. Lors de mon tour d’Australie, il nous était arrivé de rester 3-4 jours sans voir une seule poubelle…. Et nous étions 10. Je vous laisse imaginer la quantité de déchets que l’on transportait !! Franchement, vous aimez voir un tas de crasses au milieu d’un magnifique paysage ? j’en doute ! Pensez également à vidanger vos toilettes et réservoirs de carburant dans les emplacements prévus à cet effet.

Tentez de rapporter les déchets nocifs dans votre pays d’origine (les piles par exemple), pour les recycler chez vous.

Prévoyez un cendrier de poche si vous êtes fumeur ! Un mégot de cigarette prend 2 ans à se décomposer… Repensez aux fois où vous étiez tranquillement allongé dans le sable jusqu’à… vous rendre compte que vous êtes couché su un mégot. Beurk !

Si vous voulez continuer à voyager et à profiter d’un environnement propre, ne laisser pas de traces de votre passage !

Respectez les animaux sauvages et leurs habitats naturels. Dans les zones protégées, n’allez que dans les espaces ouverts aux visiteurs. Respectez le balisage des chemins de promenade pour éviter de piétiner la flore.  Ne cueillez pas de plantes et de fleurs car certaines sont peut-être en voie d’extinction !

Lors de vos visites dans des parcs naturels, renseignez-vous sur les règles et comportements à adopter. Si une taxe d’entrée vous est demandée, payer la toujours pour contribuer à préserver ce patrimoine. Ne nourrissez pas les animaux sauvages même si vous pensez leur faire plaisir. En plus de les rendre dépendants, modifier leur régime alimentaire peut se révéler très nocif pour eux.

Evitez les selfies avec les animaux et ne les caresser pas. Cela peut être dangereux pour vous comme pour eux.

Ne touchez jamais un bébé animal et ne vous placez jamais entre la mère et son enfant. J’ai déjà vu le résultat avec des singes, des éléphants et des kangourous : je vous le dis, mieux vaut éviter !  (Mettre vidéo Marie-Belle mangée par un singe mais pas possible dans un e-book donc photo).

Respectez également le silence de la nature. Parlez à voix basse pour ne pas effrayer les animaux ou les autres visiteurs. Si vous criez, ils ne se montreront de toute façon pas. Le calme et la tranquillité de leur milieu de vie doit être respecté.

N’importez pas des animaux vivants ou morts (faut-il vraiment le dire ?), et n’encouragez pas le commerce de leurs peaux, fourrure ou ivoire. Ces pratiques participent amplement à la perte de la biodiversité et à l’extinction des espèces, et sont interdites en vertu des accords pour la protection des espèces. Attention, vous risquez gros si vous êtes pris avec une tortue de mer ou une fourrure de phoque dans vos bagages.

En résumé, apprenez à apprécier la nature des yeux sans la déranger. C’est un peu comme dans un musée ou pour les compagnons de vos amies (je rigole) : on touche avec les yeux !


C) Pratiquer les bonnes activités

Mettez en avant les activités et hébergements proches des habitants. Immergez-vous dans leur culture, prenez le temps de discuter avec eux et de les connaître. Osez faire un pas vers eux et leur parler. L’expérience vécue sera bien unique. C’est bien connu : ce sont les rencontres qui rendent le voyage inoubliable !  Croyez-moi, vous retiendrez davantage les moments d’échange et de partage qu’une visite au musée.

Eliminez au maximum les loisirs polluants tels que le jet-ski, le tour en hélicoptère ou le 4X4. Favorisez les activités plus douces telle que la randonnée : une excellente façon de découvrir les lieux ! Attention également au sport comme le golf qui consomme énormément d’eau et met parfois à sec les réserves pour l’agriculture et les peuples locaux. Ou le ski en salle au milieu du désert, à bannir également.

Favoriser les visites et activités organisées par les locaux qui vous feront visiter les lieux mieux que personne tout en soutenant l’économie locale et les acteurs du territoire !

Respectez les interdictions de visite des lieux de culte par les touristes. Lisez toujours les consignes indiquées.

Si vous êtes adepte du snorkeling ou de la plongée, faites attention à ne pas toucher le corail avec vos palmes et de ne surtout pas marcher dessus. La Grande Barrière de corail située en Australie a perdu la moitié de ses coraux en 30 ans seulement et sa régénération complète prendra des décennies.

Osez partir à la découverte de votre région à vous. On connait généralement très mal sa région et ses alentours. Vous serez souvent surpris de voir ce qui se trouve à quelques kilomètres de chez vous. Un petit week-end suffit, alors n’hésitez pas !  Le « Staycation » est une nouvelle forme de tourisme apparue aux Etats-Unis, reprenant les mots « rester » et « vacances » signifiant donc « voyager près de chez soi ».  C’est d’ailleurs ce type de tourisme que nous avons privilégié en cette super année 2020... Le début d’une nouvelle façon de voyager… !

Lors de l’élaboration de votre planning, éliminez les activités touristiques ayant un impact négatif sur la planète. Je pense surtout à toutes les activités qu’il y a autour des animaux et qui peuvent nuire à leur santé : nager avec les dauphins, faire des selfies avec des serpents, zoo ou parcs animaliers, danse de singes, et bien d’autres loisirs de ce genre. Vous aurez de toute façon toujours l’occasion de rencontrer des animaux dans leur milieu naturel ou dans des refuges. Et c’est TELLEMENT plus beau… et souvent moins cher ! Ici aussi, l’argent sera bien mieux utilisé dans un refuge ou parc naturel que dans un grand zoo ou dans une piscine de dauphins…


D) Ne gaspillez pas eau et électricité !

Soyez toujours vigilant sur votre consommation d’eau et d’électricité lorsque vous voyagez !

L’eau est une ressource précieuse, parfois un luxe. Veillez à ne pas la gaspiller et à ne pas la polluer. Dans les régions où l’eau se fait rare, privilégiez les douches rapides plutôt que les bains qui consomment en moyenne 5 fois plus d’eau ; vérifiez que vous avez complètement fermé les robinets, …

Si vous restez plusieurs jours dans le même hôtel, demandez qu’on ne remplace pas vos serviettes de bain ni vos draps tous les jours : en plus d’alléger le travail des aides ménagères, vous faite économiser de l’eau, de la lessive et de l’électricité ! Veillez donc à toujours bien ranger votre serviette et ne pas la laisser par terre (elle sera automatiquement changée). Franchement, qui a besoin d’une nouvelle literie et de nouvelles serviettes tous les jours ? Vous faites ça, chez vous ?

Pensez à ne pas utiliser les petits échantillons de savons offerts à l’hôtel : ils produisent énormément de déchets ! De toute façon, vous aurez tout le nécessaire dans votre trousse de toilette écologique !

L’électricité est également un luxe dans certains pays : il faut donc penser à éteindre les appareils électriques, la climatisation et les lumières d’une pièce quand vous n’y êtes pas.

Une série de petits gestes quotidiens tout simples qui sont à la fois écologiques et économiques !


E) Privilégier l’artisanat et produits locaux

Faites attention aux souvenirs que vous achetez ! Il peut parfois s’agir d’objets volés ou pillés dans des sites archéologiques ou naturel qui prennent des centaines d’année à se regénérer ou qui sont parfois irremplaçables.

N’achetez pas non plus d’objets traditionnels ou sacrés afin de ne pas dépouiller le patrimoine historique du pays visité, sauf s’il s’agit de copies destinées à la vente.

Bannissez également les produits élaborés à partir de plantes ou d’animaux menacés.

Pour vos achats, rendez-vous dans les marchés locaux ou petites boutiques plutôt que dans les centres commerciaux ou les duty free des aéroports. Achetez toujours vos souvenirs directement auprès de l’artisan. C’est l’occasion de passer un moment proche avec les locaux, d’échanger, de trouver un artisanat authentique et de faire bénéficier directement les populations de l’argent du tourisme.

Si vous aimez négocier (ce qui se fait dans énormément de pays et peut même devenir un vrai moment de plaisir et de rigolade), n’oubliez pas de le faire dans la bonne humeur, avec un sourire et du respect.  Payer tout de même un prix équitable.

Participez un maximum à l’économie locale en privilégiant les restaurants et marchés locaux. Fuyez les grosses chaines telles que Mac Donald ou Burger King !

Privilégiez les produits locaux et de saison, qui ne proviennent pas de régions lointaines. La consommation locale assure des retombées économiques pour les producteurs du territoire que vous visitez. Pensez à consommer un poisson en dehors de sa période de reproduction. Préférez les producteurs et vignerons qui travaillent en agriculture bio.

Dans un bar, ne prenez pas de paille si elle est en plastique. Elles n’ont une durée de vie moyenne que d’une vingtaine de minutes et ne se recyclent pas !


B. LES 17 ASTUCES ULTRA SIMPLES A METTRE EN PLACE POUR DEVENIR UN VOYAGEUR RESPONSABLE

I. Votre infographie à télécharger pour devenir un voyageur responsable

Rassurez-vous, je suis tout à fait consciente que certaines de mes recommandations demandent pas mal d’efforts et de changements dans notre mode de vie. Bien sûr, vous ne pourrez pas toutes les appliquer dès votre prochain voyage ! C’est une adaptation qui demande du temps.

Néanmoins, il existe également UN TAS d’astuces ultra simples à mettre en place dès aujourd’hui !

Vous trouverez en bonus une superbe infographie très pratique qui vous permettra de devenir plus responsable sans vous casser la tête. Il s’agit de suggestions ultra simples à mettre en place et qui ne demande pratiquement pas d’effort.

Je ne vous demande pas de remuer ciel et terre et de changer toutes vos habitudes. Même les petits gestes aident à améliorer l’avenir de notre planète ! Si vous ne vous sentez pas encore prêt à revoir toutes vos habitudes de voyage, commencez par appliquer ne serait-ce qu’une ou deux des astuces suivantes ! Après tout, les grands changements commencent par des petites actions !

Voici donc les 17 astuces les plus SIMPLES à appliquer lors de tous vos prochains voyages pour devenir un voyageur plus responsable :

Astuces à mettre en place pour devenir un voyageur responsable


C. AGISSEZ ET DEVENEZ UN VOYAGEUR  RESPONSABLE

Alors… que faut-il retenir de cette lecture ?

Le plus important, c’est de comprendre que tous les touristes ne sont pas des abrutis irresponsables et que le tourisme peut ne pas être qu’une entreprise égoïste et irrespectueuse de l’environnement et des populations locales. Mais à une condition : que nous adoptions nos comportements au tourisme durable.

Je voudrais aussi souligner que même vous n’appliquez pas encore la plupart des gestes que je vous ai présenté, vous ne faites pas partie de ces touristes crétins pour autant ! Il y a un énorme pas entre le touriste qui chasse et ramène des peaux de bêtes pour les revendre et le touristes lambda !

Le but de mon article était de vous sensibiliser à l’impact que peut avoir le tourisme, et SURTOUT, au fait qu’on peut changer cela par des gestes simples qui n’altèrent pas la qualité de votre voyage, bien au contraire ! Vous aussi, vous pouvez devenir un voyageur plus responsable, sans pour autant changer toutes vos habitudes. 

J’ai voulu insister sur tous les bienfaits du tourisme durable, tant pour l’environnement et les populations locales que pour vous-même ! Selon moi, vivre au plus près des locaux et de leur mode de vie, c’est profiter le plus à fond possible de votre voyage !

Même si l’idéal serait de partir moins et plus longtemps, je suis consciente que vous n’en avez pas tous la possibilité. Alors quand vous partez en voyage, profitez-en pour tester le « slow travel » dans cette société moderne qui avance à toute allure. Ne courrons plus après le monde pour tout voir trop vite, en voulant à tout prix rentabiliser notre voyage. Au contraire, apprenons à nous imprégner des lieux et à profiter de l’instant présent. Tout le monde y gagne : l’environnement, les populations locales, et vous.

Après la crise sanitaire, deux scénarios sont possibles : soit ce sera le retour en force du tourisme de masse et des touristes décérébrés (vous pouvez être certains que nous serons inondés de campagnes publicitaires touristiques de partout dans le monde), soit nous aurons retenu quelque chose de cette pandémie et le tourisme durable se développera.

Je pense sincèrement que nous avons tous un rôle à jouer dans le déroulé du cette histoire, qu’il nous incombe d’agir et de contrer cette frénésie du tourisme de masse ! Chacun d’entre vous peut agir à son échelle !

Le plus grand frein au développement du tourisme durable reste le touriste qui, bien que sensibilisé au respect de l’environnement et des populations locales, hésite encore à opter pour ce type de tourisme. N’hésitez plus ! Je vous assure que les voyages durables ne sont pas plus chers et moins confortables : il existe des tas de possibilités, c’est vous qui choisissez !

Le concept de tourisme durable reste assez flou pour le voyageur étant donné que le développement durable doit prendre en compte le long terme. Celui-ci doit se projeter dans le futur pour en dégager les avantages par rapport au tourisme classique.

Il est donc essentiel de sensibiliser les touristes et les professionnels du tourisme sur les attraits du tourisme durable afin que ces projets puissent se développer et qu’un plus grand nombre de touristes puissent vivre cette expérience de vie inoubliable.

Il ne faut bien sûr pas s’empêcher de voyager à l’autre bout du monde, mais le faire plus consciencieusement. Soit moins souvent, soit sur des durées plus longues, soit en compensant sa consommation de CO2 et en apportant son soutien aux populations visitées.

C’est ce que j’ai tenté de faire à travers ce petit guide, qui, je l’espère, vous aura donné envie de voyager en respectant les milieux naturels et culturels, en veillant à ce que les bénéfices parviennent réellement aux habitants avec qui vous aurez partagé une expérience de vie extraordinaire !

Si vous êtes intéressés par ce concept, n’hésitez pas à vous abonner à Un Brin de Voyage. Via mes services d’organisation de voyage, je mets l’accent sur l’importance de minimiser les impacts négatifs du tourisme, tout en soutenant les populations locales !

Vous pouvez m’écrire quand vous le souhaitez sur : julie@unbrindevoyage.com

P.S. J'ai réaliser pour vous un guide gratuit de 150 pages, remplis d'idées originales pour vous évader sans prendre l'avion. Je vous prouve que pour vivre des aventures hors du commun, inutile de sauter dans le premier avion ! Pour découvrir ce guide hyper complet, cliquez-ici ou indiquez simplement votre email ci-dessous :

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