août 31, 2020

Comment décrocher un (super) job à l’étranger en 8 étapes SIMPLISSIMES

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Laissez-moi deviner… Vous aussi, vous vous privez de voyager « parce que ça coûte trop cher » ?

Si vous me connaissez déjà un peu, vous savez ce que je pense de ce genre d’« argument » (que dis-je, d’excuse !)… VOYAGER EST À LA PORTÉE DE TOUS !

L’argent n’est pas une condition sine qua non du voyage : si c’était le cas, je ne serais pas allée beaucoup plus loin que la Mer du Nord.

Alors, vous voulez connaître la manière la plus SIMPLE de voyager sans économies ? Travailler sur place.

Pour moi, c’est la solution idéale. D’une part, votre problème d’argent est réglé et d’autre part, votre voyage sera à coup sûr BEAUCOUP plus intense : vous serez bien plus intégré dans la vie locale et profiterez ainsi au mieux de tout ce que la région a à vous offrir.

Mais je comprends votre réticence : déjà chez soi, trouver un job peut s’avérer stressant et ardu, alors à l’étranger… ça a tout l’air d’une mission impossible.

Trouver un job à l'étanger mission impossible

Laissez-moi vous dire une chose : je n’ai jamais eu autant de MAL à trouver un job qu’en Belgique !

Alors laissez-tombez vos a priori : jetez-vous à l’eau, postulez à droite à gauche, et laissez faire le reste. Vous verrez que vous recevrez bien plus de réponses positives que vous ne le pensiez.

Mais trouver un job, c’est une chose ; trouver un job qui vous convient vraiment en est une autre (PAS PLUS COMPLIQUÉE, rassurez-vous !).

Comme pour tout, trouver un job (sympa), c’est une affaire d’organisation et de motivation. Je vous dis que c’est simple, pas que ça vous prendra 20 minutes. Alors si vous voulez un chouette travail, il faudra effectuer plus que deux ou trois recherches.

Mais pas de panique ! Je vous livre ici un guide complet, étape par étape, pour vous aider à trouver le job IDÉAL selon votre personnalité, vos expériences, vos envies, vos contraintes et vos rêves !

Je vous ferai également part de mes propres expériences professionnelles à l’étranger et de comment je m’y suis prise pour dégoter chaque job.

Vous verrez que le plus dur ne sera pas de décrocher le job mais de bien le chercher : pour trouver un chouette travail qui vous corresponde, il faudra avant tout savoir ce que vous voulez et être au clair sur ce que vous attendez de votre expérience, puis seulement chercher adéquatement en fonction.

Allez, trêve de bavardage et place à l’action ! En suivant ces quelques étapes simples comme bonjour, vous vous rendrez vite compte que trouver un job à l’étranger n’a VRAIMENT (mais alors vraiment) RIEN de compliqué !

Trouver un job à l'étranger facilement

C’est parti !


     1. Établir précisément QUEL TYPE DE VOYAGE l’on recherche

Afin d’éviter de chercher n’importe quoi n’importe comment pendant un temps infini sans parvenir à aucun résultat, vous devez ABSOLUMENT prendre le temps d’établir CLAIREMENT ce que vous attendez de votre voyage.

Alors voici quelques petites questions auxquelles vous devez pouvoir répondre avant de vous lancer dans vos recherches !


     a) Quel est le BUT de mon voyage ?

Apprendre une langue, changer d’air, rencontrer du monde, découvrir une nouvelle culture, m’imprégner de certains paysages, apprendre/me former à un certain savoir, gagner en confiance, faire une pause entre la fin des études et le monde professionnel, me reposer, me dépasser (sportivement par exemple),… ?

Savoir exactement ce que vous attendez de votre voyage est extrêmement important et déterminant pour le reste de votre recherche.

Par exemple, je suis partie au Mexique pour la première fois dans le cadre d’un stage, et donc dans un but formatif. Ce premier élément m’a permis de cibler les offres d’emplois : étudiante en tourisme, vous vous doutez bien que je ne m’attardais pas sur les offres en plomberie…

De plus, je savais déjà que je voulais travailler dans un hôtel et que je ne voulais pas être dans l’animation : peu à peu, je me suis donc dirigée vers la réception.

Ensuite, je disposais de dates précises pour effectuer mon stage de 3 mois, ce qui me permettait de cibler encore plus mes recherches.

Pourquoi le Mexique ? Car sur un plan personnel (et plus seulement formatif), je voulais découvrir une nouvelle culture un peu exotique et en profiter pour perfectionner mon espagnol.

Après avoir établi tout cela en amont, je me suis alors renseignée sur le pays pour savoir quelle région me convenait le mieux : j’ai jeté mon dévolu sur Playa Del Carmen, dans l’état du Quintana Roo. Touristique, sublime et festive, elle réunissait tout ce que je cherchais : beaucoup d’hôtels qui pourraient potentiellement m’engager et une vie animée qui allait me permettre de rencontrer de nouvelles personnes !

À partir de là, j’ai simplement cherché des offres d’emplois intéressantes sur internet !

Trouver un job à l'étranger mon stage au Mexique
Mon lieu de stage au Mexique : nous vivions juste dans la chambre que vous voyez là en face de la piscine
Réception de l'hôtel "Amarte Maroma", où j'ai bossé en tant que stagiaire au Mexique
C'est dans cette cabane en face de la piscine que nous étions logées. Plutôt pas mal comme cadre n'est-ce pas ? 

     

     b) Combien de temps va durer votre voyage ? Souhaitez-vous rester au même endroit ou passer du temps dans plusieurs régions différentes ?

La réponse à ces questions est importante car elle orientera également votre recherche : les offres d’emplois exigent toujours un CDD plus ou moins long duquel il faudra tenir compte pour votre choix.

D’autant plus que si vous souhaitez bouger, il vous faudra répéter l’opération à chaque étape du voyage (bien que vous puissiez également ne pas travailler à chaque changement de destination. Encore une fois, tout dépend de vos envies, du temps que vous souhaitez passer dans tel ou tel endroit, etc.). 

Pour ma part, j’ai eu pas mal de petits boulots différents au cours de mon voyage en Australie. Contrairement au Mexique où je suis restée tout le temps au même endroit, mon objectif était de faire tout le tour de l’Australie en un an : il me fallait donc trouver des jobs qui n’impliquaient pas de devoir rester trop longtemps sur place !

À mon arrivée en Australie, j’ai donc directement cherché un job de quelques semaines dans une ferme afin d’avoir de l’argent pour débuter le voyage (c’est d’ailleurs ce que fait la majorité des backpackers possédant un PVT (« permis-vacances-travail ») !).

Pour le « fun » et sans trop y croire, j’ai même répondu à l’annonce d’un hôtel qui recherchait des réceptionnistes. L’horaire était parfait, et le salaire… on ne peut plus généreux ! Eh bien figurez-vous qu’ils m’ont répondu favorablement !

Malheureusement, je n’ai pas donné suite car ils recherchaient quelqu’un pour une durée de 6 mois … Dommage ! Mais si j’avais voulu rester longtemps dans la même ville, cette offre aurait été PARFAITE pour moi, et je l’aurais trouvée en un temps RECORD.

C’est bien la preuve qu’il faut toujours essayer, même quand on pense n’avoir aucune chance.

J’ai donc continué mes recherches jusqu’à dégoter un boulot dans une ferme de pommes de terre sur la magnifique île de Kangaroo Island (en face de la ville d’Adélaïde). Comme ma deuxième meilleure amie était venue me rejoindre, il fallait trouver 2 postes au même endroit, et c’est généralement très facile à trouver dans les fermes !

En tout et pour tout, nous n’avons passé qu’une après-midi sur l’ordinateur pour trouver ce premier job en ferme.

Travail en Australie ferme de pommes de terre

Quelques mois plus tard, nous avons renouvelé cette recherche pour trouver une autre ferme dans une autre ville : il ne nous a fallu qu’une semaine de recherche pour trouver notre second job. Nous y étions très bien payées (mieux que dans la ferme de pommes de terre), alors que notre travail consistait à… marcher dans un poulailler au milieu des poules. C’est tout.

Travail en Australie ferme de poules

Avec ces petites boulots, mon but était simplement d’avoir quelques rentrées d’argent pour continuer le voyage. Ils devaient donc être de courtes durées, et les fermes étaient parfaites pour ça ! En plus, elles répondaient également à mon envie d’essayer un job qui sort de l’ordinaire et de mes habitudes ! Bon, je vous accorde que ramasser des patates et marcher au milieu des poules, c’est moyennement passionnant. Mais avec une amie et d’autres touristes, c’est déjà beaucoup plus marrant !


     c) Allez-vous partir seul(e) ou accompagné(e) ?

Lorsque je suis partie avec ma meilleure amie au Mexique, il a fallu trouver un hôtel qui acceptait 2 stagiaires… Pareil dans les fermes australiennes.

Si votre ou vos compatriotes cherchent aussi un job, il faudra donc vous arranger pour que tout le monde trouve son compte dans un périmètre restreint !

     d) Envisagez-vous votre job comme constitutif de votre voyage ou comme un « à côté » nécessaire pour faire autre chose ?

Si vous envisagez votre job comme un élément central de votre voyage, vous avez sans doute quelques idées qui vous permettront de cibler efficacement vos recherches ! Si vous rêvez d’être prof de surf, vous ne regarderez pas les offres d’emplois sur Paris, mais bien celles des côtes.

Si, par contre, vous l’envisagez comme un « à côté », choisissez un job qui s’accorde à vos attentes principales et qui vous laisse du temps libre !


     2. Choisir sa DESTINATION

Maintenant que vous avez clairement établi quel type de voyage vous souhaitez vivre et ce que vous attendez de cette expérience, il est temps de choisir votre destination. Mais peut-être est-elle déjà décidée depuis l’étape 1 ! Le but d’un voyage peut simplement être : visiter tel pays !

Mais pour travailler à l’étranger, il faut connaître et comprendre un minimum le pays dans lequel vous allez vivre. Renseignez-vous donc en amont, et n’optez pas pour une destination simplement parce qu’elle vous fait rêver !

Si vous ne savez pas encore où aller, voici comment vous pouvez démarrer vos recherches :

     a) Si vous avez déjà une idée du job que vous aimeriez exercer :

Vous pouvez déjà vous orienter en fonction de cet élément. Par exemple, si vous désirez être DJ, privilégiez un pays, une ville ou un quartier festif : pas sûre que vous trouviez beaucoup de discothèques au Vatican.

     b) Si vous n’avez pas d’idée précise en tête :

Raisonnez dans l’autre sens ! L’idée, c’est de chercher le job qui vous aidera le plus à réaliser l’objectif de votre voyage : si vous crevez d’envie de vous imprégner des magnifiques paysages montagnards, vous pouvez par exemple chercher à travailler dans des stations de ski, où vous serez au contact de la montagne toute la journée. Reste à choisir parmi quelle chaîne de montagnes vous voulez vivre… Recherchez sur Internet où vos objectifs seront les mieux atteints ! Si vous êtes terrifiés à l’idée de parler une langue étrangère, privilégiez une région francophone ; si vous souhaitez apprendre une nouvelle langue, allez ailleurs, …

Un conseil : commencez toujours par chercher quelque chose qui vous plaît vraiment, même si vous vous dites « laisse tomber on ne me prendra JAMAIS là-bas », « c’est mort, j’ai aucune compétence dans ce domaine », etc. Vous pourriez franchement être surpris.


     3. Partir au BON MOMENT

Si vous souhaitez travailler au cœur des montagnes dans une station de ski, il vaut mieux partir dans la saison d’hiver… De même, vous aurez sans doute plus de chance d’être engagé comme serveur dans une ville balnéaire touristique pendant la haute saison, en été.

Mais partir au bon moment est aussi important d’un point de vue météorologique.

Pour mon voyage au Mexique, j’étais obligée de partir à un moment précis, établi par mon école de Tourisme. En tant que stagiaire, l’objectif de ce voyage était avant tout de me former et pas de profiter du beau temps : peu importe les dates !

Par contre, lors de mon voyage en Australie, mon but était de visiter le pays de A à Z sur une durée d’un an. Alors pour éviter le mauvais temps, j’ai choisi de suivre l’été : l’Australie est grande, et les saisons changent fortement d’un endroit à l’autre du pays !

Pour suivre le soleil et éviter les pluies torrentielles, j’ai donc commencé le voyage dans le sud du pays en partant de Perth en décembre pour tranquillement remonter la côte orientale durant l'été (en faisant un crochet par la Tasmanie en plein cœur de l'été) et arriver vers Cairns à la fin de la saison des pluies (mai/juin) pour poursuivre vers Darwin et Alice Springs pour un hiver au chaud (juillet/août/septembre).

Quand partir en Australie suivre le soleil

     4. SE RENSEIGNER au maximum

Dès que vous vient une idée (de destination ou de job par exemple), renseignez-vous à fond sur celle-ci : c’est comme ça que vous allez tomber sur d’autres idées qui vous conviendront peut-être mieux que celles que vous aviez en tête au départ.

Traînez sur les groupes Facebook, les blogs et les forums, n’hésitez pas à discuter avec d’autres personnes qui pourraient vous partager leur expérience !

Vous ne parvenez toujours pas à trouver le métier idéal ? Je vous invite à lire l’article de Marion, du blog « Mademoiselle-Voyage ». Elle a réalisé une liste de jobs qui permettent de voyager facilement. Vous y trouverez certainement votre bonheur !

Comme je vous l’ai déjà dit, partir à l’étranger nécessite de connaître et de comprendre le pays dans lequel vous allez vivre et travailler, aussi au niveau administratif (je sais, c’est tout de suite beaucoup moins fun). Il est donc IMPÉRATIF de vous informer sur les démarches à accomplir avant de partir !

Prenez vos dispositions : quelle est votre situation de départ ? Êtes-vous employé, au chômage, étudiant, fraîchement diplômé... ?

Pour partir en Australie, j’ai demandé à mon employeur un an de congé sans solde. En réalité, la possibilité d’obtenir une année de congé sans solde sans motif valable n’existait plus, mais mon employeur a quand même accepté ! Alors n’hésitez pas à discuter avec votre patron, il y a parfois moyen d’obtenir ce que l’on veut simplement en discutant !

Regardez ma demande toute simple. Vraiment rien de compliqué, n’est-ce pas ?

Demande de congé sans solde à l'employeur sans nom

Notez également qu’il est tout à fait possible d’étudier en voyageant. Si vous êtes encore aux études mais que vous grillez d’impatience, découvrez l’expérience de Léa en cliquant ici (témoignage de Bruno, du célèbre blog " Votre tour du monde "). Motivant et inspirant, cet article prouve que le voyage est accessible à tous.  Même aux plus jeunes. 

Renseignez-vous sur le passeport et le visa : en fonction de votre destination et de votre nationalité, vous devrez peut-être obtenir un visa, un permis de séjour et/ou de travail. Pour connaître les démarches par pays, contactez les ambassades ! Elles vous guideront en fonction de votre projet. Dans la plupart des pays, les belges et les français ont droit à une durée de 3 mois pour un séjour touristique.

ATTENTION ! N’oubliez pas de vérifier que votre passeport n’est pas périmé ! Ça peut vous sembler évident, mais croyez-moi, on ne compte plus le nombre d’individus obligés de supplier la mairie en catastrophe pour un rendez-vous de dernière minute... Et je vous épargne les récits de ceux qui ont dû décaler leur voyage, ou faire demi-tour illico-presto depuis l’aéroport. N'oubliez pas que votre passeport doit être valide jusqu’à 6 mois APRES votre retour !

De même, nombreux sont ceux qui ne pensent pas UNE SECONDE à leur visa et ne font aucune recherche sur celui dont ils auront besoin… Là encore, bonjour les arrivées difficiles dans le pays d’accueil, qui peut même vous renvoyer directement chez vous. Chaque pays a un système de visa différent, et parfois c’est à s’arracher les cheveux (comme pour les Etats-Unis…). Mais c’est une étape indispensable pour pouvoir émigrer en toute tranquillité (et légalité) !

Renseignez-vous sur les Visas Vacances Travail (ou « PVT » : permis vacances travail). Les français ont la possibilité de se rendre dans davantage de pays que les belges (c’est pas juste !).

Les belges entre 18 et 30 ans peuvent se rendre au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Taïwan et en Corée du Sud.

Les français (parfois jusqu’à 35 ans) ont le choix entre le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Taiwan, la Corée du Sud, le Japon, l’Argentine, le Brésil, Hong Kong, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Pérou, l’Uruguay et la Russie.

Le PVT, c’est vraiment un visa au top. Son seul défaut, c’est qu’on finit malheureusement toujours par dépasser l’âge limite d’obtention…

Mais pas de panique si c’est votre cas, d’autres alternatives existent ! Après tout, on n’est jamais trop vieux pour voyager !


     a) Voyager avec un visa touriste et travailler comme volontaire

Première option : débarquer dans le pays comme touriste. Comme vous ne pouvez pas travailler en tant que touriste, vous pouvez décider non pas de gagner de l’argent, mais plutôt d’en économiser au maximum… Comment ? En misant sur le volontariat, aussi appelé HelpX ou Wwoofing. L’idée, c’est qu’on vous loge et vous nourrit en échange de quelques heures de travail par jour dans une ferme, dans une auberge de jeunesse, chez un particulier, …

Le problème c’est qu’on ne peut pas toujours faire du volontariat avec un statut de touriste. Le volontariat se situe dans une sorte de « vide juridique » : ce n’est pas un travail (vous n’avez ni contrat, ni rémunération), mais vous échangez quand même votre temps contre quelque chose – et c’est justement le principe d’un travail.

Comme c’est assez nouveau, certains pays ont réglementé la pratique pour ceux qui n’ont pas de visa de travail type PVT : la Nouvelle-Zélande l’interdit, tandis que le Canada et l’Australie l’ont autorisé à des conditions strictes. Dans la plupart des autres pays, et notamment ceux où la pratique est marginale, le volontariat est souvent toléré : pas franchement autorisé, mais pas interdit non plus…


     b) Être autoentrepreneur et travailler comme digital nomade

Vendre vos photos ou bien écrire des articles en ligne peut être une manière de gagner de l’argent en voyage (vous l’aurez compris, c’est l’option que j’ai choisie, ou du moins que je tente de mettre en place). De cette manière, vous déclarez vos revenus dans votre pays d’origine.

Mais ne vantez pas trop votre statut auprès des autorités à l’étranger... Parfois, le pays d’accueil considère que si vous travaillez sur leur territoire, vous devez adopter un statut vous permettant de travailler sur place et de payer vos impôts.

En règle générale, vous ne devriez pas rencontrer de problème. Personne ne va aller vous chercher pour quelques revenus et on ne va pas surveiller ce que vous faites en ligne. Par contre, si vous vous installez vraiment dans le pays pour une très longue durée, renseignez-vous quand même pour vous mettre en accord avec la loi.

Si vous souhaitez connaître les destinations idéales pour travailler en tant que digital nomade, rendez-vous sur l’article de Ryan, du blog « Le sac à dos ».

Travailler comme digital nomade ne s’adresse pas qu’aux blogueurs et youtubeurs, je vous rassure. Regardez la vidéo du célèbre Bruno du blog « Votre tour du monde ». Il nous montre d’autres facettes du digital nomadisme et met en avant son principal avantage, qui est selon moi : le slow travel.


     c) Demander un permis de travail

Pour rester longtemps dans un pays et pouvoir y travailler, une seule solution s’offre à vous : demander un permis de travail temporaire. Dans la majorité des cas, vous devrez d’abord être embauché par une entreprise étrangère qui se chargera des démarches administratives. Alors oui, il est plus simple pour eux d’engager un local. Mais si vous montrez que vous êtes un bon élément, vous avez toutes vos chances.

Bref, potassez un peu, et si vous êtes vraiment perdu, prenez rendez-vous à l’ambassade.

Si on vous refuse votre visa de travail, vous pouvez toujours essayer de partir dans votre destination de rêve avec un visa touriste. Cela vous permettra de réseauter sur place, et peut-être de décrocher un job. Si ce n’est pas possible, rentrez à la maison, ou changez de destination : je ne peux que vous déconseiller de travailler alors que vous avez un visa touriste, ou de rester sur place quand votre visa est expiré. Vous ne vous attirerez que des ennuis.

Il est évidemment interdit de faire des petits boulots avec un statut de touriste. Je sais que dans les pays où le travail au noir est répandu, vous pouvez être tenté d’essayer, mais je continue à vous le déconseiller…

En général, certains jobs sont plus tolérés que d’autres : donner des cours de langue, faire le ménage dans une auberge, vendre des bijoux fabriqués par vos soins, faire du housesitting (= gardiennage de maison), ... Vous voyez le genre.

Faites également attention au passage de frontière en visa touriste !

Au moment de votre entrée dans le pays en tant que touriste, le douanier va vous demander plusieurs choses : si vous n’allez pas faire des choses illégales sur son territoire (par exemple, travailler au noir ou vivre du trafic de cocaïne), et si vous allez bien repartir dans votre pays une fois votre voyage terminé.

C’est pour ça qu’il pourra vous demander une preuve de ressources (pour être sûr que vous ayez assez d’argent pour votre séjour), un billet d’avion retour, voire d’autres documents. En fonction de ces preuves, il est libre de vous accorder ou pas l’entrée dans le pays, et peut aussi réduire la durée de votre visa touristique.

Lors de mon voyage au Mexique, j’ai quitté le territoire pour pouvoir réobtenir une entrée de 3 mois. Mais entre la frontière du Belize et du Mexique, j’ai eu ÉNORMÉMENT de mal à retourner au Mexique (bon, je n’avais plus un rond car on m’avait volée la nuit d’avant ; ça n’a pas dû aider…). Y étant déjà allée plusieurs fois, ils se posent des questions : est-ce que j’y travaille ? Est-ce que j’y fait des choses illégales ? etc. C’est grâce à mon billet d’avion de retour que j’ai pu finalement passer…

Je vous conseille donc d’avoir sur vous le MAXIMUM de documents justificatifs de votre situation et de votre projet de voyage !

Vous avez passé la trentaine et vous souhaiteriez en savoir plus sur les alternatives qui s’offrent à vous ? Je vous conseille vivement de cliquer ici et de lire cet article de grande qualité rédigé par François, du blog « Tour du mondiste ».


     5. POSTULER partout

Bien qu’il existe des sites spécialisés pour vous aider à trouver un stage ou job à l’étranger, je vous conseille d’envoyer votre CV et votre lettre de motivation directement à l’employeur : c’est plus rapide, c’est moins de chichis et généralement plus efficace !

Regardez ce graphique que j’ai trouvé sur « Femmexpat ». Vous pouvez découvrir les résultats détaillés en cliquant ici.

Statistiques comment trouver du travail à l'étranger

Vous voyez que la candidature spontanée fonctionne très bien. Votre réseau social est en première position. Je vous invite donc à poursuivre la lecture de ce guide ultime. En suivant mes recommandations, vous devriez y parvenir vous aussi. Si j'y suis arrivée à plusieurs reprises, il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas pour vous !

N’ayez pas peur ! Franchement, que risquez-vous ? RIEN DU TOUT !

La preuve. Voici le mail tout simple que j’ai envoyé à l’époque où je cherchais un stage (avec le recul, je le trouve d'ailleurs très mal rédigé et l’anglais laisse à désirer) :

Recherche de stage à l'étranger email 1


J’ai obtenu des réponses favorables du Maroc, du Congo, du Bénin, du Rwanda, de Punta Cana, et de plusieurs villes au Mexique. J’ai également reçu une réponse positive pour New York en tant qu’employée en réception pour 6 mois (je ne remets pas la main sur ce mail-là). Voici différentes réponses reçues suite à au simple mail de demande de stage (cliquez sur les photos pour les afficher en plus grand). 

Recherche de stage à l'étranger email 2
Recherche de stage à l'étranger email 5
Recherche de stage à l'étranger email 8
Recherche de stage à l'étranger email 11
Recherche de stage à l'étranger email 14
Recherche de stage à l'étranger email 3
Recherche de stage à l'étranger email 6
Recherche de stage à l'étranger email 9
Recherche de stage à l'étranger email 12
Recherche de stage à l'étranger email 15
Recherche de stage à l'étranger email 4
Recherche de stage à l'étranger email 7
Recherche de stage à l'étranger email 10
Recherche de stage à l'étranger email 13
Recherche de stage à l'étranger email 16

Voici l’offre pour laquelle ma meilleure amie et moi avons opté pour notre stage de 3 mois au Mexique et où nous sommes retournées 6 mois en tant qu’employées !

Recherche de stage à l'étranger Hotel Amarte Maroma

Et voilà le mail d’acceptation de mon tout premier stage en Espagne, à mes 19 ans.

Mon tout premier stage à l étranger Espagne

Alors, comme je vous l’ai déjà dit, POSTULEZ PARTOUT OÙ VOUS AIMERIEZ TRAVAILLER, MÊME SI VOUS PENSEZ N’AVOIR AUCUNE CHANCE.

Postuler à l'étranger - Un refus n’est qu’une chance de trouver quelque chose de mieux 2

Citation découverte sur le blog « Détour local » d’Alizé et Maxime. Découvrez leur article « Partir voyager et gagner de l’argent : par où commencer ». Ils apportent de bons conseils pour vous préparer avant le départ mais aussi pour vous aider à prouver votre expertise une fois arrivé à destination. 

     

      6. Passer l’entretien !

Et voilà, le plus dur est fait !!! Mais peut-être pas le plus stressant… Certains jobs exigent un entretien d’embauche !

Rassurez-vous, pas besoin de traverser le globe pour le passer : aujourd’hui, et surtout depuis la crise sanitaire, il est tout à fait possible d’être engagé (à l’étranger mais aussi dans sa propre région) par un entretien en ligne (via Skype ou des tas d’autres plateformes) !

Faire vos recherches de jobs à distance, avant de partir, a de nombreux avantages : si vous ne trouvez rien qui vous plait dans une destination, vous pouvez toujours chercher ailleurs. Alors que si vous êtes déjà sur place, vous risquez de choisir par dépit et d’être frustré. Et surtout, vous serez beaucoup plus rassuré si vous avez la certitude d’avoir un job dès votre arrivée !

Mais attention : ça ne veut certainement pas dire que trouver un chouette job quand on est déjà sur place est impossible !!! Il est d’ailleurs extrêmement RARE de ne vraiment rien trouver. Je pense simplement que s’y prendre à l’avance, c’est mettre toutes les chances de son côté pour trouver un job qui nous plait et partir moins stresser !

Travailler à l'étranger rien n'est impossible


7. Se montrer JOYEUX.EUSE, MOTIVÉ.E et CONFIANT.E (même sans compétence)

Oui, on peut trouver un job sans compétence particulière. Bien souvent, c’est avant tout votre MOTIVATION, votre BONNE HUMEUR et votre CONFIANCE qui décident l’employeur !

Bon, bien entendu, ça ne marche pas pour tous les jobs : vous avez beau avoir un joli sourire, si vous n’avez pas votre permis, vous ne deviendrez pas chauffeur de taxi (quoi que parfois, c’est à se demander s’ils l’ont) !

Voici une petite liste de jobs courants que vous pouvez exercer à l’étranger et qui ne demandent pas de qualifications particulières :

  • Travailler dans une auberge de jeunesse : on vous demandera de petites tâches (comme le nettoyage) en échange du logement gratuit. Vous pouvez aussi être rémunéré, tout dépend du nombre d’heures de travail que vous effectuez.

  • Travailler dans une ferme : cueillir des fruits et des légumes, s’occuper d’animaux. Vous allez rire, mais je gagnais mieux ma vie en m’occupant des poules que des clients de mon hôtel en Belgique.

  • Travailler comme serveur ou plongeur dans un restaurant.

  • Enseigner votre langue à des étudiants. Vous trouverez des organismes sur internet en fonction du pays où vous vous trouvez. En Australie, j’ai fait ça quelques temps avec Tutoroo.

Enseigner une langue étrangère avec Tutoroo en Australie


     8. VALORISER sa candidature


Votre dynamisme et votre beau sourire sont nécessaires pour être engagé, mais elles ne sont pas toujours suffisantes ! Alors voilà comment vous pouvez valoriser votre candidature FACILEMENT :

  • Renforcez vos compétences linguistiques : ça ne peut QUE jouer en votre faveur ! Pour ça, il existe un tas d’applications pour apprendre des langues, comme Duolingo par exemple (ma sœur passe sa vie à apprendre l’italien là-dessus…)

  • Adaptez votre CV en fonction du job et de la destination : si le job consiste en l’animation d’enfants, insistez sur le fait que vous avez été chef scout pendant des années et que vous avez donc l’habitude de vous occuper des jeunes !

  • Préparez votre futur entretien d’embauche : pour être à l’aise à l’oral et ne pas paniquer, n’hésitez pas à préparer un plan de ce que vous pouvez mettre en avant !

  • Valorisez vos diplômes.

Alors franchement… Qu’y a-t-il d’insurmontable là-dedans ?

La seule chose dont vous avez besoin, c’est d’un peu de temps, d’organisation et surtout de DÉTERMINATION.

Trouver un job à l'étranger détermination

Si vous êtes un poil motivé, trouver un chouette job à l’étranger sera pour vous un jeu d’enfant, surtout si vous suivez ces quelques étapes toutes simples !

Le plus dur, c’est de casser vos a priori et de franchir le cap. Le reste se fera tout seul.

Alors cessez de croire qu’il faut rouler sur l’or pour voyager, cessez de craindre l’inconnu, et LANCEZ-VOUS.

En faisant vos recherches à l’avance, RIEN ne peut vous arriver. Et quand bien même les choses ne se dérouleraient pas comme prévu, eh bien vous aurez essayé. Et vous aurez bien fait.

Croyez-moi : vous regretterez plus de ne pas avoir agi par peur que d’avoir agi et de vous être « trompé ».   

Vous n’êtes pas encore convaincu à 100 % ? Cliquez sur l’image pour recevoir une dernière dose de motivation. Vous tomberez sur l'article alléchant et incitatif de Michael du blog « Traverser la frontière ».

La seule raison pourquoi attendre de voyager est absurde

Alors maintenant faites-moi plaisir : si vous rêvez de voyage et que c’est l’argent ou la peur qui vous freine, quittez cette page web et commencez vos recherches.

Et si jamais vous avez encore l’une ou l’autre question, n’hésitez SURTOUT PAS à me contacter. Rien ne me ferait plus plaisir que de vous aider à vous jeter à l’eau ! Au moins, je saurais que cet article aura ouvert les yeux de quelqu’un !


P.S. Si vous n'avez pas encore lu mon article précédent, intitulé : "Les 11 arnaques de voyage dans lesquelles vous ne tomberez plus jamais", cliquez-ici.                                                                                                                      

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  1. Félicitations pour cet article plus que complet !
    Tu transmets une motivation incroyable via cette écriture et ce nombre incroyable de preuves à l'appui qui nous montre ton expérience.
    Si avec tout ça, les gens ne passent pas à l'action, je ne sais pas ce qui leur faut.
    Un tout grand merci et bonne continuation Julie.

  2. Chapeau pour cet article ! Une très belle découverte…
    Dire que je n'avais pas osé envoyer mes candidatures auparavant car je pensais que ça n'interesserait jamais des entreprises ou autres organismes. 😅
    Je le saurais à l'avenir.
    Merci pour cette prise de conscience ! 🙂

    1. Merci beaucoup Leatitia pour cet agréable commentaire.
      Je suis contente de voir que l’article fait réagir et incite d’autres personnes à faire de même 🙂
      Il n’est pas trop tard pour essayer cette méthode.
      N’aies pas peur d’envoyer une tonne de mails et fonce 🙂

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