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Voyage responsable

Quelle forme de voyage engagée est faite pour toi ?  Je te dis tout !

Tourisme durable, tourisme vert, écotourisme, tourisme solidaire, volontariat, écovolontariat. Il n’est pas toujours évident de faire la distinction entre ces différentes formes de voyage engagé.

L’éveil des consciences écologiques est en marche, accentué par la grave pandémie qui a paralysé le monde ces 2 dernières années. Aujourd’hui, vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir voyager autrement, voire utile. Vous rejetez ce tourisme de masse générateur d’émissions importantes de gaz à effet de serre, qui pollue notre belle planète et menace les écosystèmes. Vous êtes en quête de sens, même pendant vos vacances.

Ainsi, le tourisme de masse perd du terrain au profit du tourisme durable. Mais qu’entend-on exactement par “tourisme durable” ? Afin de lever le doute, il m’a semblé important de faire un point pédagogique sur les différentes formes de voyage responsable. Je tenterai par ailleurs de répondre à la question suivante qui te taraude peut-être jusque dans ton plus profond sommeil : l’écotourisme en France vaut-il la peine qu’on y consacre 2 mois de sa vie pour en faire la promotion ?

Lis la suite pour connaître la réponse !

Le tourisme durable, kezaco ?

Le tourisme durable est un vocable générique et à vrai dire un peu fourre-tout regroupant différentes formes de voyage “responsable”. On l’appelle aussi tourisme responsable ou tourisme vert. C’est juste une question de vocabulaire, et histoire de varier un peu les plaisirs dans les articles sur le sujet.

La responsabilité en question regroupe plusieurs volets correspondant aux enjeux du développement durable : économique, social et environnemental, sans hiérarchie aucune entre les 3.

Ainsi, le tourisme durable contribue au développement de l’économie du pays d’accueil grâce aux pépètes que tu voudras bien distribuer lors de ton séjour (hébergement, nourriture, transport, visites…); bénéficie aux populations locales (emploi, amélioration des conditions de vie…); tout cela dans le respect de l’environnement et de la biodiversité.

Ainsi, si ton kiff est d’aller passer tes prochaines vacances à Dubaï pour faire du ski dans un centre commercial (j’ai mal à la rétine rien que de l’écrire), tu es à l'exact opposé du concept du tourisme durable. Mais tu es carrément au bon endroit pour rectifier le tir !


Les différentes variantes du tourisme durable

Le tourisme vert se décline en différentes variantes qu’il est parfois difficile de distinguer les unes des autres : écotourisme, tourisme solidaire, volontariat, écovolontariat. Ces termes sont dans l’air du temps sans que l’on sache toujours précisément à quoi ils correspondent vraiment.

Pour t’aider à y voir plus clair, voici résumées en quelques mots les grandes catégories du tourisme durable.


L'écotourisme

L’écotourisme a été défini par la société internationale de l’écotourisme (The International Ecotourism Society) comme “une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales”.

Il s’agit donc d’un tourisme se pratiquant en pleine nature, soucieux de limiter ses impacts sur l’environnement dans un but de préservation. Il est axé à la fois sur la découverte des écosystèmes et l’engagement actif des touristes et des populations locales dans la sauvegarde de la biodiversité.

Je devine ta mine déconfite devant cette définition très pointue de l’écotourisme. En réalité, le concept est très simple. Par exemple, se faire accompagner d’un guide local pour effectuer une randonnée en montagne est une démarche écotouristique basique, puisqu’elle se passe en pleine nature et profite à la vie économique du territoire visité. L’idée est de pouvoir découvrir des paysages magnifiques aussi bien que la culture des autochtones.


Le tourisme solidaire

Le tourisme solidaire est une autre forme de tourisme alternatif soucieux de la protection de l’environnement mais plus ancré sur l’humain et le social. Ses fondements ? La rencontre, l’échange, le partage entre voyageurs et locaux. Son but ? L’amélioration des conditions de vie sur place et la protection des ressources naturelles. Sa vocation ? Le développement des territoires grâce à des projets de solidarité menés aux côtés des populations locales, en réponse à leurs besoins.

En pratique, ça donne quoi ?

  • des nuitées chez l’habitant, qui sont un bon moyen de découvrir la culture locale
  • des expériences uniques à vivre dans le pays visité, comme par exemple des rencontres avec des populations indigènes en Colombie, une participation à des projets de micro-chantier au Cambodge au bénéfice des communautés préservées du Mékong

Ce tourisme solidaire se réalise assez logiquement à l’étranger, dans les pays en voie de développement. Mais pas que ! Ainsi la France bénéficie de nombreux territoires propices au tourisme solidaire, suffisamment isolés et riches en biodiversité (Bretagne, Pays de la Loire). C’est la raison pour laquelle cette forme de tourisme y trouve toute sa place, et poursuit son développement entamé il y a quelques années. Effectuer un voyage solidaire sans avoir à prendre l’avion, en toute maîtrise de ton empreinte carbone, ça le fait non ?!


L'écovolontariat

L’écovolontariat s’adresse aux voyageurs ayant envie d’agir pour la protection de l’environnement et la préservation de la biodiversité, même pendant leurs vacances !

Ainsi, l’écovolontaire partage les mêmes préoccupations que l’écotouriste mais s’en distingue dans le sens où son engagement est participatif. L’écovolontaire n’est ainsi pas un simple spectateur, c’est un acteur à part entière au sein de l’organisation qu’il aura choisi d’aider.

La contribution de l’écovolontaire est double :

  • financière grâce au paiement du voyage, comme pour un voyage classique
  • active grâce aux tâches effectuées sur le terrain permettant notamment d’alimenter la recherche scientifique

C’est donc une manière de voyager fort subtile qui permet de joindre l’utile à l’agréable. L’utile, car les organisations locales manquent souvent de bras ou de bonnes volontés pour accomplir leurs missions. L’agréable, car les séjours en question peuvent être effectués dans des endroits exotiques ou paradisiaques (la savane africaine en Tanzanie, la forêt amazonienne au Pérou, ou les récifs coralliens des Philippines…).

Les missions d’écovolontariat s’effectuent sur tous les continents, la préservation de la biodiversité étant l’affaire de tous.


Le volontariat

Le volontariat se distingue des formes de tourisme durable précédentes en ce sens qu’il ne rentre pas dans le cadre du bénévolat pur. Il s’agit d’un engagement contractuel à effectuer une mission d’intérêt général précise dans des domaines aussi divers que la santé, l’éducation, la formation, l’urgence humanitaire ou le développement rural. Ce contrat s'effectue à temps plein, pour une durée limitée, et peut donner droit à une rétribution (ou pas).

Pour des raisons à peu près évidentes au vu des missions proposées, le volontariat s’exerce sur les continents où les besoins de solidarité sont les plus pressants (Afrique, Amérique latine, Asie).

Travailler pendant tes heures de tourisme pourra te sembler une idée bien étrange. Le volontaire est en ce sens un touriste décalé qui n’envisage pas la visite d’un pays autrement que comme une action de solidarité. N’essaie même pas de lui expliquer qu’il existe des gens qui adorent buller sur les plages de sable fin les doigts de pied en éventail - no way pour lui ou elle !


Comme tu peux le constater, il n’y a pas un mais des tourismes durables, pas une mais différentes façons de pratiquer le séjour durable. Ton projet de voyage responsable prendra l’une ou l’autre de ces formes selon que ton curseur de l’engagement est placé du côté du social, de la solidarité ou de l’environnement.

Le mieux pour avoir encore plus d’explications sur le sujet est encore d’assister à l’une des conférences que je vais donner bientôt dans le sud de la France. Je t’en parle un peu plus loin dans cet article !


L'écotourisme en France

La France est un petit pays à l’échelle de la planète. Elle tient pourtant le haut du pavé depuis de nombreuses années en étant la première destination touristique au monde (89 millions de visiteurs en 2018).

Bien sûr, Paris, la capitale romantique, est l’un des moteurs de ce tourisme foisonnant, mais pas que. La diversité des paysages y fait aussi pour beaucoup, puisqu’elle permet de répondre aux besoins variés des visiteurs. Les randonneurs de montagne, les amateurs de plongée, les adeptes du calme campagnard, les surfeurs des mers, les voyageurs citadins, absolument tout le monde peut trouver un attrait touristique pour le pays.

Ce tourisme de masse, s’il est bon pour l’économie (7,4% du PIB en 2018), n’est cependant pas sans conséquence sur l’environnement et le changement climatique. Il génère ainsi 11% des émissions de gaz à effet de serre en France, ce qui représente 118 millions de tonnes de CO2 (estimations 2018). Les mauvais esprits diront que les 89% restants ne lui sont pas imputables… Mouais, mais quand même !

Sans surprise, le transport reste le poste le plus important (77 % des émissions), cela est notamment lié au transport aérien. Le 2ème poste est l’hébergement (20% des émissions). C’est le levier sur lequel il est le plus facile d’agir pour rendre le tourisme un peu plus vert, au moins dans sa consommation sur place.

C’est ainsi que les hébergements alternatifs se développent depuis plusieurs années en France. Tout d’abord pour satisfaire le besoin toujours croissant de logements touristiques en général, le nombre de touristes ne cessant d’augmenter (du moins jusqu’à la pandémie de covid-19). Mais aussi pour répondre à la demande grandissante des voyageurs écoresponsables pour des hébergements avec le moins d’impact possible.

Ces offres d'hébergement eco-friendly mettent en avant leurs pratiques respectueuses de l’environnement (installation de panneaux solaires, mise en place de compost, gestion  responsable de l’eau, utilisation de produits biodégradables, politique zéro déchet…). Elles se situent de fait majoritairement en milieu naturel (séjours à la ferme, campings écolos, tiny houses, écolodges…).


Pourquoi j'ai décidé de consacrer 2 mois de ma vie à un road trip en France pour promouvoir le voyage engagé ?

C’est le moment de te parler du projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois : un futur road trip sur les routes de France.  D’ici quelques semaines, je vais prendre la route et sillonner la moitié sud de ce beau pays pour aller à la rencontre de professionnels engagés dans le tourisme durable. Je serai accompagnée de Nathalie Roure, fondatrice de la plate-forme VolonTerre Africa (organisation de séjours d'éco-volontariat en Afrique du Sud), à l’initiative de ce programme.

Le but de ce périple est triple. Je te le résume ici en quelques phrases avant de t’en dire plus d’ici quelques temps :

1. Promouvoir les initiatives écotouristiques prévues en visite lors de mon road trip, pour sensibiliser les gens aux différentes formes de voyages engagés

2.  Aider les futurs candidats au voyage à créer leur propre projet responsable, et à choisir la structure écotouristique qui leur correspondra le plus parmi les différentes options existant en France et à l’étranger

3.  Promouvoir la biodiversité lors de nos conférences et tout au long du périple, grâce à notre collaboration avec  l’association “C’est assez” (lutte contre la captivité et le massacre des cétacés partout dans le monde)


Pour faire de ce road trip un succès, nous n’avons pas lésiné sur les moyens :

  • Un van pour pouvoir circuler facilement et librement. Ok, ce n’est pas très, très écolo le van, sauf que moi je sais comment voyager en van en limitant les impacts
  • Une cagnotte via GlobeDreamers pour assumer la logistique de notre voyage
  • Des hôtes ravis de nous accueillir et de nous expliquer en quoi leurs hébergements sont écotouristiques
  • 6 conférences de sensibilisation aux différents types de tourisme utile et éthique

Le grand jour arrive bientôt : je pars rejoindre Nathalie à Paris ce 28 avril prochain ! J'ai hâte de démarrer cette aventure que nous préparons depuis de longs mois. Tout n'a pas toujours été facile et nous n'avons malheureusement pas atteint le budget nécessaire que nous avions fixé. Malgré tout, nous avons adapté notre concept de base, et nous réaliserons quand même ce beau projet qui nous tient à cœur ! Je remercie grandement Isabelle, qui partage entièrement nos valeurs et a proposé de nous prêter son petit van aménagé pour toute la durée de notre périple. 

Je te laisse avec une courte vidéo résumant les grandes lignes de notre projet : "3000 km : voyager pour la biodiversité."

Et toi, as-tu une idée du type de tourisme durable qui te correspondra le mieux ?!

Que la réponse soit oui ou non, je suis à ta disposition pour te donner des conseils avisés. Contacte-moi !

En attendant, je te laisse avec une chouette vidéo réalisée par l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), en total lien avec cet article et les valeurs d'Un Brin de Voyage et de mon projet en France.

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