Bienvenue aux États-Unis !

Les États-Unis cover

Quand on pense tourisme durable, les États-Unis ne sont pas forcément la 1ère destination qui vient à l’esprit. Dans l’imaginaire collectif, ce pays continent est en effet souvent associé à des images très éloignées de l’écologie : les buildings de New York (la ville qui ne dort jamais, et qui donc n'éteint jamais les lumières), les machines à sous de Las Vegas, les grandes artères de Los Angeles, ou encore les grosses voitures de Miami.

Il serait pourtant réducteur de s’arrêter à ces représentations issues de l'industrie du cinéma et des séries américaines. Ce serait vite oublier que ce vaste pays est l’inventeur du concept de parc naturel protégé. Certes, cela remonte un peu, avec la création en 1872 du fameux Parc de Yellowstone aux confins du Wyoming, de l’Idaho et du Montana. Mais aujourd’hui encore, les parcs naturels se comptent par centaines dans cet immense territoire, dont 61 parcs nationaux. Il y a de quoi organiser quelques beaux voyages éco-responsables, non ?!

En matière de grands espaces, les États-Unis n’ont de leçon à recevoir de personne. Parmi les plus emblématiques, on compte quelques grandiosités naturelles comme Yellowstone déjà évoqué, mais aussi le Grand Canyon, Yosemite, Sequoia, Great Smoky Mountains. À la frontière avec le Canada, la région des Grands Lacs offre également son lot d’immensité. Certains États ont capitalisé sur leurs richesses naturelles et leurs paysages diversifiés pour développer un tourisme vert et engagé depuis plusieurs décennies (Oregon, Montana). Enfin, en-dehors de mainland, la nature n’est pas en reste et règne également en maîtresse, façon Grand Nord sauvage en Alaska, ou colliers à fleurs à Hawaï.

En résumé, il y a de quoi se ménager de belles échappées vertes au pays de l’Oncle Sam. Pour les informations pratiques, lis la suite !

Budget :

Un voyage éco-responsable aux États-Unis, oui, mais économique, non ! Si je te dis que le coût de la vie y est en moyenne 21 % plus cher que chez nous, tu me croiras sur parole - ou pas, mais il te faudra alors aller vérifier sur place.

Sans surprise, les postes les plus sensibles financièrement sont l’hébergement et l’alimentation, restauration comprise (parce que je suppose que tu n’as pas envie de te nourrir de malbouffe pendant tout ton séjour, n’est-ce pas ?!).

Voici quelques prix indicatifs pour les hébergements :

  • entre 50 et 80 $ la nuit pour 2 personnes en motel de bord de route
  • entre 50 et 200 $ la nuit dans un B & B en zone rurale
  • 250 $ en moyenne pour un hôtel 4 étoiles

Il existe des alternatives plus abordables, par exemple le camping (voir plus loin le chapitre consacré aux hébergements).

Comme souvent avec ces pays lointains, le coût qui surpasse tous les autres est celui de l’empreinte carbone liée au vol en avion pour t’y rendre :

  • 2,47 T CO2e pour les 11.000 km A/R vers New York
  • 3,80 T CO2e pour les 18.000 km A/R vers San Francisco

Avec un peu d’anticipation, le prix des billets reste relativement raisonnable au regard des kilomètres parcourus (à partir de 350 € pour New York/  600 à 700 € pour San Francisco ou Los Angeles). Tu peux aussi envisager de traverser l’Atlantique en bateau, soit à bord du paquebot Queen Mary 2, soit en cargo  (oui, oui, c’est possible !). Cela ne te reviendra pas forcément moins cher, mais la traversée d’une semaine en mode slow travel fera partie du voyage.

Bref, tout est plus cher aux États-Unis : l’hôtellerie, l’alimentation, le transport. Pas de place à l’improvisation si tu ne veux pas y laisser un bras ou une jambe. L’anticipation est le maître mot !

Durée du séjour :

Sa superficie de 9 631 417 km2 permet aux États-Unis de décrocher le titre de 4ème plus grand pays du monde. C’est-à-dire que même les autochtones n’auront jamais assez de toute une vie pour faire le tour de ses 50 États (CQFD). Tout cela pour dire qu’il va falloir trancher dans le vif pour choisir ta destination !


1 semaine

Le séjour type si tu ne disposes que d’une petite semaine est la découverte de la grosse pomme qui ne dort jamais. Times Square, Empire State Building, Brooklyn, la Statue de la Liberté, Soho, Central Park, le Moma, le Musée Guggenheim sont autant d’incontournables (non exhaustifs) à visiter lors d’un séjour à New York. Pas très éco-responsable comme voyage, j’en conviens, mais cela reste un must do si tu souhaites visiter les États-Unis.


2 semaines 

Une semaine supplémentaire te permettra d’élargir ton champ d’action, et d’ajouter un peu de séjour nature à ta visite de New York - ou de ne faire que ça ! Pourquoi ne pas envisager une échappée verte en Oregon ou dans le Colorado, et profiter des nombreux panoramas entre montagnes, lacs et forêts ? Hawaï peut être une bonne option également, pour un dépaysement paradisiaque au cœur du Pacifique. A moins que tu ne préfères les terres sauvages et préservées du Yukon en Alaska ?


3 ou 4 semaines 

C’est la durée de séjour idéale pour un séjour aux Etats-Unis, à la mesure des grands espaces qui le constituent. À toi le Grand Ouest américain, sur la trace des chercheurs d’or, ou la traversée du pays de l’Atlantique au Pacifique… en train !

Enfin, on n’oublie pas de remplir son visa ESTA avant de partir. Il te permettra non seulement de pouvoir rentrer sans encombre sur le territoire américain, mais aussi d’effectuer autant de séjours que tu le souhaites durant les 2 années de sa validité, dans une limite de 90 jours par voyage.


Le meilleur moment pour partir ?

Il n’y a pas un, mais des meilleurs moments pour visiter les États-Unis. Comme souvent avec ces pays immenses s’étendant sur plusieurs fuseaux horaires, la diversité des climats fait que l’on peut s’y rendre à peu près toute l’année. Certaines périodes seront toutefois plus adaptées en fonction des régions convoitées et du séjour envisagé.

Ainsi, les hivers sont rudes dans les Rocheuses et au Nord-Est du pays, tandis que la douceur règne en Californie ou en Floride. Dans le Sud-Est, c’est la chaleur assurée toute l’année, voire la grosse, grosse chaleur en été - des conditions pas des plus agréables pour visiter. Globalement, si tu pars entre mai et septembre, tu es à peu près sûr de ne pas te tromper.

Enfin, Hawaï met tout le monde d’accord pour ceux qui aiment la chaleur et pas les surprises : il y fait beau toute l’année !

Hébergements :

Si les motels de tes films américains préférés font briller les étoiles dans tes yeux, je ne peux que t’encourager à réaliser ton rêve, au moins pour 1 nuit, allez ! C’est l’hébergement touristique le plus répandu aux États-Unis, souvent d’un bon rapport qualité-prix, tout confort et ultra bien équipé à défaut d’être glamour (ah, les fameuses chaînes Motel 6 !)..

Pour un voyage plus vert, n’hésite pas à opter pour un hôtel eco-friendly engagé dans une démarche durable. Ils se sont développés à vitesse grand V ces dernières années, notamment dans les États américains les plus verts. Le Montana par exemple regorge d’hôtels certifiés Haute Qualité Environnementale.

Si ton périple t’amène à t’aventurer en-dehors des villes, le Bed & Breakfast est l’alternative rurale au motel, en plus chic et plus onéreux. En effet, la plupart  de ces établissements ont investi les locaux d’anciennes demeures de charme, et le charme a un coût.

Pour un séjour plus roots, tu peux également envisager de planter la tente dans l’un des nombreux campings peuplant le territoire états-unien. Il en existe de toutes sortes, petits ou grands, modestes ou luxueux, en pleine nature ou proches des villes. Tu as l’embarras du choix !

Quant aux fameuses auberges de jeunesse, elles ont quasiment disparu de la circulation des États-Unis (paix à leur âme). Le couchsurfing, ou logement gratuit chez l’habitant en mode “je squatte le canapé”, leur a volé la vedette ces dernières années.

Dernière info qui vaut son pesant de cacahuètes : le prix des hébergements varie selon le taux de remplissage. Il est donc fortement recommandé de réserver son logement longtemps à l’avance.

Déplacements - Itinérance :

Dans ce vaste pays, se déplacer de manière éco-responsable relève du défi… ou de l’inconscience !

Les Américains ont la bagnole fortement chevillée au corps, c’est un fait. À ce jour, la voiture reste donc le moyen de transport idéal pour un séjour en mode road trip économique aux États-Unis. Les locations y sont plutôt moins chères que dans nos contrées, et les véhicules sont confortables - sans parler des péages qui sont aux abonnés absents sur les routes américaines. Bref, à toi la liberté !

Pour des déplacements moins gourmands en empreinte carbone, pourquoi ne pas envisager le train ? Moyen convivial par excellence, il permet de voir du pays rien qu’en regardant par la fenêtre, le postérieur confortablement installé dans un large fauteuil. Les trains sont cependant plutôt lents en comparaison de nos engins à grande vitesse européens, et le réseau ne couvre pas la totalité du territoire. En échange, tu auras du temps pour voir défiler des paysages sublimes et profiter des rencontres du 3ème type avec les autochtones du coin ou les touristes de tout poil.

Les bus représentent une alternative tout aussi conviviale, mais surtout beaucoup plus flexible et économique que le train, tout en misant sur un certain confort. Greyhound est la compagnie privée proposant l’offre de trajets longues distances la plus complète. À envisager pour le folklore et si tu as beaucoup de temps devant toi, les arrêts étant nombreux sur les lignes !

Et l’avion dans tout ça, me diras-tu ? Compte tenu de l’étendue du territoire, c’est évidemment le moyen le plus efficace pour traverser le pays et pouvoir ainsi visiter des États aux antipodes lors d’un seul et même séjour (New York et le Grand Ouest par exemple). Les compagnies aériennes sont nombreuses et fiables. Il faut cependant compter sur des retards de vol fréquents et de longs délais d’attente aux contrôles de sécurité.

Enfin, le vélo est une option de premier choix pour un séjour bas carbone en Oregon, état vert par excellence. Les pistes cyclables y pullulent, pour le plus grand bonheur des slow travellers !

En conclusion...

Les États-Unis sont une terre de contrastes qui méritent vraiment le détour pour tout voyageur éco-responsable souhaitant vivre une expérience extraordinaire. Un séjour dans ce vaste pays est l’occasion unique de côtoyer en un même territoire gigantesque la modernité et le bouillonnement des mégalopoles, aussi bien que l’immensité et le silence des grands espaces. Welcome to America !

Contacte-moi pour t’aider à organiser ta future échappée verte aux États-Unis. En attendant, je te propose un peu de douceur musicale ad hoc pour conclure cet article.